Santé : la coelioscopie une technique chirurgicale innovante
Dans une vidéo publiée le week-end écoulé, le Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) met en lumière une technique chirurgicale innovante encore méconnue d’une partie du grand public. Il s’agit notamment de la cœlioscopie, présentée par le Dr Nguele Ndjota, chirurgien au service de chirurgie viscérale, cette approche se positionne comme une alternative moderne aux interventions classiques.
Bien qu’existant depuis les années 1980 et introduite au Gabon dans les années 1990, l’utilisation de la cœlioscopie tend à se démocratiser davantage ces dernières années au sein des structures hospitalières du pays. Il faut dire que traditionnellement, les interventions chirurgicales abdominales nécessitaient de larges incisions, parfois allant de la région épigastrique jusqu’au bas-ventre. Ces pratiques, bien que efficaces, impliquaient des suites opératoires longues et souvent contraignantes pour les patients. Aujourd’hui, la cœlioscopie vient révolutionner cette approche en permettant d’opérer à travers de petites incisions.
Une alternative moderne aux bénéfices multiples
Grâce à l’introduction d’une caméra au niveau du nombril et à l’utilisation d’instruments spécifiques appelés trocarts, les chirurgiens peuvent intervenir avec précision sans ouvrir entièrement l’abdomen. « De plus en plus pratiquée au CHUL, la cœlioscopie est utilisée dans le traitement de nombreuses pathologies telles que les appendicites, certaines péritonites, ou encore l’ablation de la vésicule biliaire. Elle est également employée dans la chirurgie du côlon, notamment pour les colectomies » a confié le Dr Nguele Ndjota, chirurgien au service de chirurgie viscérale du CHUL.
Selon le spécialiste, l’un des principaux avantages de cette technique réside dans la rapidité de récupération du patient. « Contrairement aux chirurgies classiques qui nécessitent plusieurs jours avant une reprise de la mobilité, les patients opérés par cœlioscopie peuvent se lever et marcher dès le lendemain » a précisé le Dr Nguele Ndjota indiquant que cette autonomie précoce contribue non seulement à améliorer le confort du patient, mais aussi à réduire la durée d’hospitalisation et les risques de complications post-opératoires.
Le parcours pour la prise en charge d’une cœlioscopie
Pour bénéficier de cette intervention, le parcours reste simple, le patient doit d’abord consulter un médecin qui évaluera la pertinence de cette option. Puis vient la consultation avec un anesthésiste qui est ensuite nécessaire afin de s’assurer de l’absence de contre-indications. Une fois ces étapes validées, l’intervention peut être programmée. À travers cette vulgarisation, le CHUL entend sensibiliser les populations et encourager le recours à cette technique innovante, désormais accessible et régulièrement pratiquée.









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