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Nécrologie : le Pr. Moussirou-Mouyama a tiré sa révérence !

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Dans la nuit silencieuse du 22 février 2026, le Pr. Auguste Moussirou-Mouyama a franchi la rivière mystique. Le départ de cet homme des lettres gabonais, a ébranlé les cœurs des étudiants, des collègues et des admirateurs. Poète émérite africain, né des terres fertiles du Gabon, s’en est allé sans que la cause de son départ ne soit encore révélée, comme si les étoiles elles-mêmes gardaient le secret de son ultime voyage.

Docteur en linguistique, Auguste Moussirou-Mouyama était bien plus qu’un érudit pour ses collaborateurs. Son parcours académique en a fait l’incarnation des mots. Professeur de sociolinguistique à l’Université de Libreville et de sciences du langage à l’Université Aix-Marseille I, il a dirigé le Laboratoire des Sciences de l’Homme et de la Dynamique du Langage (LASCIDYL) à l’Université Omar Bongo. Selon les étudiants, « ses cours étaient des rivières de connaissances ».

Les esprits assoiffés sevrés de la substance Pr. Auguste Moussirou-Mouyama !

Le témoignage émouvant d’un de ses proches révèle que le Pr. Auguste Moussirou-Mouyama portait en lui le rêve sacré d’être enseignant. Un flambeau qu’il a transmis avec une ferveur inextinguible. Grand bâtisseur de l’école gabonaise, le regretté a apporté une pierre significative dans la réforme de l’École Normale Supérieure (ENS), parant d’or le statut des enseignants de cette institution post-universitaire. 

Sous son magister brillant, l’éducation s’est élevée comme un arbre ancestral, racines ancrées dans la tradition africaine, branches tendues vers l’avenir. Ses poèmes, tissés de sociolinguistique et d’humanisme, chantaient les dynamiques du langage, ces ponts invisibles reliant les âmes et les cultures. Il explorait les profondeurs de la parole, révélant comment les mots forgent les identités, guérissent les blessures coloniales et dansent au rythme des tambours gabonais.

Aujourd’hui, son absence creuse un vide poétique dans le paysage intellectuel africain. Pourtant, son héritage perdure dans les vers qu’il a semés, dans les réformes qu’il a gravées, dans les rêves qu’il a éveillés chez ses disciples. Pr. Auguste Moussirou-Mouyama n’est pas parti. Les sages diraient qu’il vogue sur les eaux éternelles, qui guident encore, de l’autre rive, ceux qui osent traverser les courants du savoir. Que la terre lui soit légère !

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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