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Marina Bouassa : « Faire de la lessive est devenu un luxe ,c’est incroyable »

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Au Gabon, les difficultés se succèdent les unes aux autres. Entre l’inflation, le transport de plus en plus élevé, et le chômage, les petites tâches domestiques deviennent aussi un problème à résoudre. Fournitures en électricité, mais aussi adduction en eau, Marina Bouassa, journaliste, s’est exprimée sur une épine qui s’enfonce dans le pied des populations incapables. 

Dans une publication sur page officielle Facebook, Marina Bouassa, a déploré le manque d’eau dans les domiciles. Un bien pourtant essentiel pour chaque gabonais. Si elle reconnaît que «nous avons un problème de kilowatt et de construction de barrage électriques», elle s’interroge sur la question de l’eau. « Qu’en est-il pour l’eau ? A peine j’ai voulu faire le plein de la réserve que ce précieux liquide est parti.»a-t-elle lancé. 

Pays tropical, mais sans eau… 

C’est une interrogation légitime quand on sait que le Gabon, est non seulement un pays côtier mais aussi traversé par des fleuves et lagunes dans son entièreté. Comment comprendre que ce précieux liquide, qui abonde, soit constamment absent dans les foyers ? Une absence qui n’est d’ailleurs pas sans conséquences sur des petites tâches ménagères. A ce propos, Marina Bouassa le dit si bien. «Faire de la lessive est devenu un luxe, c’est incroyable!». Dans un pays où l’on achète de l’eau pour s’abreuver doit-on aussi le faire pour les autres activités du quotidien ?

Déjà submergé par les problèmes de suspension des réseaux sociaux, de crise administrative et financières, d’électricité, l’eau, qui tombe même du ciel est refusée aux gabonais.Des réalistes que la journaliste reconnaît dans son propos. «On veut bien comprendre que nos petits frères fassent des contenus inappropriés. Que la situation administrative des fonctionnaires soit un laissé pour compte de l’ancien régime.». Loin d’un simple plaidoyer, c’est la description habillée par des mots des maux que vit le peuple gabonais, surtout celui du Grand Libreville. Si on ne peut tout faire à la fois, ne pourrait-on pas donner le minimum à ceux à qui l’on a promis la félicité. En tout cas, les gabonais sont exaspérés, et n’attendent plus des mots, mais des actes. 

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