Fonction publique : Laurence Ndong sceptique sur les dossiers déposés à la demande du CTRI
La ministre de la Fonction publique et du renforcement des capacités, Laurence Mengue Me Nzoghe Épouse Ndong invitée sur le plateau de Gabon 24 dans le cadre de l’émission « Gouvernement s’exprime » a pointé du doigt une problématique à savoir les dossiers déposés sur instruction des plus hautes autorités de la transition du Comité pour la transition nous apprend le quotidien l’Union du 21 février 2026. Une annonce surprenante car selon le membre du gouvernement l’accès à la fonction publique n’est possible que par la voie du concours.
Laurence Ndong a mis en lumière lors de son bilan des 100 jours une véritable préoccupation qui anime les conversations notamment des jeunes gabonais qui à ce jour sont en quête d’un emploi. Il s’agit de l’aboutissement des dossiers déposés dans les différentes administrations publiques sur instruction du gouvernement de la transition en octobre 2023. C’est la douche froide pour ces demandeurs d’emploi, puisque le ministre de tutelle n’y croit pas trop . « Je ne sais pas sur quelle base ces dossiers ont été déposés car c’est le ministère du Budget qui donne les postes budgétaires en fonction de la demande des sectoriels » a-t-elle déclaré.
Encore du rêve vendu aux demandeurs d’emplois ?
Alors que le recrutement direct demeure une exception et que la voie normale d’accès à la Fonction publique reste le concours, que doivent comprendre les milliers de demandeurs d’emploi qui ont déposé leurs dossiers avec espoir ? Faut-il en conclure que ces candidatures n’aboutiront pas, bien qu’elles s’inscrivent dans le cadre d’instructions émanant du CTRI ? Ce flou persistant nourrit l’incompréhension et fragilise davantage une jeunesse déjà éprouvée par le chômage. Beaucoup ont cru à un signal fort, à une volonté réelle d’ouvrir des perspectives professionnelles dans un contexte économique difficile.
Aujourd’hui, l’absence de communication claire laisse place au doute, voire au découragement. Selon nos confrères de l’Union, le ministre de tutelle ne semble pas avoir suffisamment éclairé l’opinion publique sur les modalités concrètes de cette opération. Pourtant, face à l’ampleur des attentes suscitées, la transparence n’est plus une option, mais une nécessité. L’espoir demeure, certes, mais il ne peut survivre indéfiniment dans l’incertitude. Gageons que le silence autour de ce dossier ne perdurera pas. Il devient impératif de mettre en place un mécanisme de suivi clair, avec un calendrier précis, des critères de sélection transparents et une communication régulière à l’endroit des postulants.








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