A La UneDerniers articlesJUSTICE

Procès Esther Miracle : verdict final le 28 mai mais déjà des réquisitoires amers !

Ecouter l'article

Le feuilleton judiciaire du drame de l’Esther Miracle entre dans sa dernière ligne droite. Après une instruction fleuve et des débats de fond éprouvants au Tribunal correctionnel de Libreville, le ministère public a livré, ce vendredi 10 avril 2026, un réquisitoire d’une sévérité implacable à l’encontre de la dizaine de prévenus impliqués dans la catastrophe du 9 mars 2023.

Appelé à rendre ses conclusions à la suite des demonstrations faites par les conseils des parties, le procureur de la République n’a pas mâché ses mots pour fustiger la responsabilité des cadres de la Marine marchande et de l’armateur. Ce dernier a pointé une « corruption systémique ». Il s’agirait notamment des autorisations de naviguer indûment délivrées contre des « pots-de-vin ». C’est donc cette avidité qui aurait transformé le navire en un « corbillard » et son équipage en « croque-morts ». 

Un réquisitoire au vitriol !

Pour les délits de mise en danger de la vie d’autrui et blessures involontaires, le ministère public a requis les peines maximales prévues par la loi gabonaise. En l’occurrence Jusqu’à 5 ans de réclusion criminelle ferme, assortis d’amendes allant jusqu’à 5 millions de francs CFA chacun. Pour les parties civiles, représentées notamment par Me Calvin Job, ces réquisitions sont accueillies avec soulagement. Ce dernier a, au nom du collectif réclamé 5 milliards de francs CFA au titre de la réparation d’un préjudice humain incommensurable.

Doit-on rappeler que le drame, le plus lourd de l’histoire de notre jeune démocratie a coûté la vie à 34 personnes et causé 7 disparus. Ce qui porterait normalement à 41 pertes en vie humaine. À l’opposé, la défense, portée par Me Solange Nfono Ekomye, dénonce une procédure « biaisée » et un réquisitoire « excessif ». Cette dernière a plaidé la relaxe pure et simple. Elle argue que les garants de la justice aurait « galvaudé la loi » sous la pression de l’émotion populaire. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 28 mai prochain. Nous y reviendrons !

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

Bouton retour en haut de la page