France : Ali Bongo bloqué à Paris faute de visa d’entrée au Royaume-Uni
Selon des informations révélées par Jeune Afrique, l’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba séjourne depuis plusieurs semaines à Paris, dans l’impossibilité de regagner Londres. En cause : des difficultés administratives liées à son autorisation d’entrée au Royaume-Uni.
L’ex-chef de l’État gabonais réside actuellement dans sa propriété de l’avenue Foch, à Paris. D’après Jeune Afrique, ses documents de voyage ne lui permettent plus d’entrer sur le territoire britannique, l’obligeant à différer son retour à Londres, où vit une partie de sa famille.
Début février, Ali Bongo Ondimba a été aperçu dans la capitale française en compagnie de proches, dont sa sœur Betty. Mais au-delà d’une présence privée, sa situation s’expliquerait par un blocage administratif. Selon le média panafricain, lors d’une tentative de retour vers le Royaume-Uni, ses documents auraient été refusés par le système électronique de la police aux frontières française.
Une autorisation d’entrée devenue insuffisante
Toujours selon Jeune Afrique, depuis avril 2025, les ressortissants français doivent disposer d’une autorisation électronique de voyage (ETA) pour entrer au Royaume-Uni, en l’absence de visa ou de statut de résident. Le séjour maximal autorisé sous ce régime aurait été atteint par l’ancien président.
Désormais, Ali Bongo Ondimba devrait solliciter un visa britannique formel pour pouvoir regagner Londres. Une procédure de régularisation serait engagée auprès des autorités compétentes, mais aucune date de retour n’a pour l’instant été communiquée.
Une situation familiale et judiciaire sensible
Cette contrainte administrative a également des implications familiales. Son épouse, Sylvia Bongo Ondimba, resterait à Londres avec leurs enfants. Elle ne pourrait quitter le territoire britannique sans risquer de compromettre son propre retour, sauf à engager une procédure similaire.
Pour rappel, Ali Bongo Ondimba avait quitté Libreville dans la nuit du 15 au 16 mai 2025, à la suite d’une médiation menée par le président angolais João Lourenço. Après un passage en Angola, la famille s’était installée dans le quartier de Mayfair à Londres.
Depuis, l’ancien dirigeant effectue des déplacements réguliers en France, notamment dans le cadre de procédures judiciaires engagées contre les autorités gabonaises. Cette nouvelle situation administrative illustre les contraintes post-mandat auxquelles peuvent être confrontés les anciens chefs d’État en matière de mobilité internationale.








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