Affaire Orphée Mikala : le coach libre depuis 2024 après 30 mois de prison pour délit !
Quelques heures seulement après la publication d’un article soulevant des interrogations sur les conditions de sa remise en liberté, des sources judiciaires autorisées ont levé toute équivoque dans le dossier Franz Orphée Mikala Kiba. Il en ressort que le coach de football, a bel et bien été jugé le 16 mai 2024 par le tribunal correctionnel pour des faits initialement qualifiés de « viol sur mineur, tentative de viol sur mineur et agression», avant requalification et condamnation définitive en « agression sur mineur ».
Selon l’ordonnance définitive de disjonction des procédures, de non-lieu partiel, de disqualification et de renvoi devant le tribunal correctionnel du 1er cabinet d’instruction en date du 29 décembre 2023, le nommé Orphée Franz Mikala Kiba a été renvoyé pour répondre de la prévention d’agression sexuelle sur mineur. Les faits reprochés, initialement liés à l’affaire Capello sur la pédocriminalité dans le football gabonais, ont été substantiellement atténués par la requalification opérée à l’audience. La raison est liée aux faits rapportés et non aux ragots qui l’ont longtemps liés à l’affaire Capello.
Orphée Mikala désormais libre comme l’air !
Le procès-verbal d’audience, dont nous avons eu copie, retrace les débats contradictoires. Dans l’affaire jugée, Orphée Mikala a nié catégoriquement avoir entraîné un enfant dans une maison, avoir sollicité une fellation ou proposé des rapports sexuels par l’arrière. Le prévenu avait affirmé que le mineur était venu le retrouver dans son bar avant de repartir et que c’était ce dernier qui aurait formulé des propositions indécentes. Malgré les dénégations du prévenu, les magistrats ont retenu les déclarations concordantes de la victime. C’est donc sa version corroborée par le témoignage de son ami, qui avait été retenu.
Statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, le tribunal a déclaré Orphée Franz Mikala Kiba coupable du délit d’agression sexuelle sur mineur. En répression, il l’a condamné à trente 30 mois d’emprisonnement ferme et à 100 000 FCFA d’amende, outre les dépens. Eu égard à la durée de la détention provisoire déjà effectuée, le condamné a recouvré sa liberté le 30 juin 2024. Cette décision illustre la distinction fondamentale entre les qualifications criminelles initiales et la qualification correctionnelle retenue au terme d’un débat contradictoire.








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