Gabon : Ntolé, Makita, Yanga, Wongo, Mbombe ces héros oubliés à l’école !
Après le souffle de restauration qui a frémi sur le Gabon après le coup de libération du 30 août 2023, il était logique d’espérer une mise à jour des programmes de cours dispensés à l’école gabonaise. Pourtant, dans les salles de classe, les unités d’enseignement restent tributaires d’un héritage colonial tourné vers l’Europe.
À quand nos enfants apprendront-ils enfin l’histoire de ceux qui ont versé leur sang pour cette terre ? C’est une question fondamentale qui taraude les esprits de celles et ceux qui espèrent un renouveau culturel du Gabon. Car le fossé entre l’élite culturelle et la jeunesse se creuse. Une situation nourrie par une méconnaissance chronique de nos propres figures de proue.
Qui réside au Panthéon du Gabon ?
Selon les historiens gabonais et même internationaux, il n’existe pas de liste exhaustive. Cependant des noms comme Emane Ntolé, le résistant Fang, ou Wongo, le redoutable guerrier Wandji, sont souvent cité. Ces personnages sont érigés au rang de mythes lointains plutôt qu’enseignés comme des piliers de la dignité nationale. Que dire de Nyonda Makita encore appelé Mavurulu ?
Une icône de la lutte chez les Punu qui incarne le refus de l’oppression, ou de Gaspar Yanga, ce fils du terroir devenu le libérateur afrodescendant de Veracruz au Mexique. D’ailleurs ce dernier est célébré dans ce pays d’Amérique centrale mais pas au Gabon. Or l’enjeu dépasse la simple mémorisation de dates. Car enseigner ces héros, c’est offrir aux jeunes Gabonais un miroir où ils peuvent enfin se reconnaître.
Aujourd’hui, l’aliénation culturelle pousse les nouvelles générations à chercher leurs repères ailleurs. Alors que les modèles locaux existent mais ne sont pas valorisés par l’institution. Réintégrer le Capitaine Ntchoréré et ses pairs dans le curriculum est une nécessité thérapeutique pour guérir de « l’inculture nationale ». Il est temps que l’Éducation Nationale et les conseillers spéciaux s’accordent pour un changement radical de paradigme.









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