Gabon : Joël Claincy Mapangou appelle à «ouvrir une nouvelle page» à la Fegafoot
À la suite des contre-performances des sélections nationales, notamment à la CAN au Maroc et au tournoi UNIFAC des U17, l’acteur politique Joël Claincy Mapangou Mapangou estime qu’un renouvellement profond s’impose à la tête du football gabonais. Dans une déclaration à GMT le 25 février 2026, il appelle à l’élection d’une nouvelle équipe dirigeante dès avril prochain.
La crise du football gabonais continue d’alimenter le débat public. Après l’élimination jugée humiliante à la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, les critiques se multiplient sur la gouvernance sportive nationale. Dans une prise de position publiée par GMT, Joël Claincy Mapangou Mapangou affirme : « Après l’humiliation subie à la CAN au Maroc, le Gouvernement a estimé qu’il fallait un nouveau ministre des Sports et un nouveau staff technique pour notre équipe nationale. » Une analyse qui met en avant la dimension institutionnelle de la réponse apportée par les autorités.
Une Fegafoot dans le viseur
Mais pour l’acteur politique, le problème dépasse le seul encadrement technique. Il pointe directement la responsabilité de la direction fédérale actuelle. « Après la débâcle persistante, illustrée par l’échec de nos U17 au tournoi de l’UNIFAC, il devient impérieux d’ouvrir une nouvelle page de notre football dès avril prochain, en élisant une nouvelle équipe dirigeante à la tête de la Fédération gabonaise de football », déclare-t-il.
« Le bureau sortant a, depuis douze ans, largement et lamentablement échoué », a-t-il poursuivi sans détour. Une critique frontale qui intervient à quelques semaines d’échéances électives au sein de l’instance fédérale.
Vers une recomposition du paysage sportif ?
Ces propos relancent la question de la gouvernance du football gabonais, alors que les contre-performances s’accumulent, des catégories jeunes à la sélection A. Pour de nombreux observateurs, la problématique ne se limite pas aux résultats sportifs, mais touche également à la structuration des compétitions locales, à la formation et à la gestion administrative.
À l’approche des prochaines élections fédérales, l’enjeu sera de savoir si ces critiques se traduiront par une véritable recomposition du paysage dirigeant ou si la continuité l’emportera. Une chose est certaine : la pression populaire et politique autour du football gabonais n’a jamais été aussi forte.








GMT TV