CAMES : Libreville hôte de la 43ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres
La capitale gabonaise accueillera en mai 2026 la 43ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). L’annonce a été confirmée à l’issue d’une séance de travail tenue le 24 février entre le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, et une délégation du secrétariat général de l’institution académique.
Libreville s’apprête ainsi à devenir, le temps d’une session stratégique, le centre névralgique de la gouvernance universitaire africaine. La rencontre préparatoire a réuni le ministre de l’Enseignement supérieur, Charles Edgar Mombo, et le secrétaire général du CAMES, Souleymane Konaté, autour des modalités organisationnelles de cet événement d’envergure.
Cette 43ᵉ session réunira les représentants des 15 pays membres de l’organisation. Elle permettra d’examiner les orientations stratégiques du CAMES, d’évaluer le rapport d’activités 2025 et de soumettre plusieurs dossiers à l’adoption du Conseil, dans l’objectif de consolider le fonctionnement institutionnel et la qualité académique dans l’espace CAMES.
Une reconnaissance institutionnelle pour le Gabon
Selon le secrétaire général du CAMES, cette session sera également marquée par la remise de la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des Palmes académiques du CAMES au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Une distinction présentée comme la reconnaissance de l’engagement du Gabon en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Au-delà de la dimension protocolaire, l’événement positionne le Gabon comme un acteur central des dynamiques académiques régionales. Il offre aussi une vitrine diplomatique et scientifique dans un contexte où la compétitivité des universités africaines demeure un enjeu stratégique.
Universités, numérique et performance académique
La question des universitaires gabonais recalés aux derniers concours du CAMES a également été évoquée. Le secrétaire général a estimé que ces échecs relèveraient d’un déficit de préparation, suggérant la mise en place d’une commission nationale de validation des dossiers, à l’image du modèle burkinabè.
Le Vice-président du gouvernement a, pour sa part, insisté sur l’impératif pour les États africains d’investir dans le numérique et l’intelligence artificielle afin d’accélérer leur développement. Il a appelé les chercheurs et enseignants à s’approprier les recommandations du CAMES et à renforcer la coopération interuniversitaire.
La session de mai prochain s’annonce ainsi comme un moment clé pour repenser la performance académique et l’intégration scientifique africaine.








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