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Ukraine : le Gabon s’abstient à nouveau lors du vote d’une résolution de l’ONU appelant à un cessez-le-feu

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Quatre ans après le déclenchement de la guerre en Ukraine, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté, le 24 février 2026, une résolution réclamant un cessez-le-feu « immédiat, complet et inconditionnel ». Comme en 2025, le Gabon a choisi l’abstention, s’inscrivant dans une posture diplomatique de réserve face à un conflit aux équilibres géopolitiques complexes.

Adoptée par 107 voix pour, 12 contre et 51 abstentions, la résolution intitulée « Appui à une paix durable en Ukraine » intervient quatre ans jour pour jour après le début de l’offensive militaire russe. Parmi les abstentionnistes figurent les États-Unis, la Chine, ainsi que plusieurs pays africains, dont le Gabon.

Ce vote confirme la continuité de la position gabonaise. Déjà le 24 février 2025, Libreville avait opté pour l’abstention lors d’un scrutin similaire lié au conflit russo-ukrainien. Une constance qui traduit une ligne diplomatique fondée sur la prudence et l’équilibre.

Un texte exigeant un arrêt immédiat des hostilités

La résolution exprime l’inquiétude de la communauté internationale face aux conséquences « dévastatrices et durables » de la guerre. Elle demande un cessez-le-feu immédiat entre Moscou et Kiev, réaffirme la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières reconnues internationalement, et appelle à une paix « juste et durable » conforme à la Charte des Nations unies.

Le texte réclame également l’échange de prisonniers de guerre, le retour des civils transférés ou déportés, y compris des enfants, et alerte sur la détérioration de la situation humanitaire ainsi que sur les attaques visant les infrastructures civiles et énergétiques.

Une abstention révélatrice d’une diplomatie d’équilibre

Le résultat du vote met en lumière les fractures persistantes au sein de la communauté internationale. Si une majorité d’États a soutenu la résolution, le nombre significatif d’abstentions traduit les prudences géopolitiques de plusieurs puissances et partenaires stratégiques.

Pour le Gabon, cette abstention ne signifie ni un appui à Moscou ni un rejet des principes invoqués dans le texte. Elle s’inscrit dans une tradition diplomatique partagée par plusieurs États africains, privilégiant le dialogue, la médiation et la recherche d’une solution négociée.

Une portée politique plus que contraignante

Comme toute résolution de l’Assemblée générale, le texte n’a pas de valeur juridiquement contraignante. Il revêt toutefois une forte portée politique, mesurant le niveau de soutien international aux efforts de paix et accentuant la pression diplomatique en faveur de négociations.

Quatre ans après le début du conflit, la guerre en Ukraine continue de redessiner les équilibres internationaux. En maintenant sa position de réserve, le Gabon confirme son choix d’une neutralité active, dans un contexte où chaque vote est scruté comme un signal diplomatique.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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