Actualités

Port-Gentil : Richard Royembo en pédagogue sur les enjeux de la 2ème session ordinaire de la première législature post-transition

Ecouter l'article

C’est au cours d’un échange avec la presse que le député Richard Albert Royembo a tenu à livré une analyse politique pertinente de la deuxième session ordinaire de la première législature post-transition. Une législature qui selon le parlementaire aspire à marquer une rupture méthodique mais discrète, fondée sur une structuration réfléchie.

Au cœur des discussions se trouve le budget 2026, établi à 6 358,2 milliards de FCFA après un examen parlementaire attentif. Au-delà des chiffres, il y a une volonté affirmée : maintenir la discipline budgétaire tout en soutenant les priorités nationales. Pour Royembo, l’objectif n’est pas uniquement d’équilibrer des comptes, mais de jeter les fondations d’une gouvernance plus rigoureuse, dans un environnement où les attentes sociales demeurent aigües.

Richard Royembo pour un dialogue permanent

Un autre sujet qui suscite les débats est l’intégration de la Taxe Forfaitaire d’Habitation (TFH). Cette mesure, controversée et largement débattue, symbolise les tensions entre la nécessité de mobiliser des ressources internes et le pouvoir d’achat des ménages. Le député ne recule pas devant cette controverse ; au contraire, il préconise un dialogue permanent avec les citoyens pour mieux comprendre leurs préoccupations.

La loi d’habilitation, qui confère au Président de la République la possibilité de légiférer par ordonnances jusqu’en mars 2026, représente également un marqueur politique stratégique. Dans un contexte de réorganisation institutionnelle après la transition, cette décision illustre la volonté d’accélérer les réformes tout en respectant le cadre constitutionnel.

Concernant la réforme du CESEC, qui s’étend aux membres de la diaspora et aux populations autochtones, elle s’inscrit clairement dans une démarche d’inclusion institutionnelle. Cela marque un favori tournant vers une ouverture des espaces consultatifs à des voix qui ont longtemps été marginalisées.

Cependant, au-delà des textes, le véritable défi est ici : cette législature fait suite à une Assemblée nationale de transition ayant déjà adopté plusieurs lois fondamentales. La nouvelle majorité doit s’efforcer de maintenir une continuité tout en affirmant une identité politique propre. C’est ce positionnement que Royembo semble défendre : consolider, ajuster et approfondir.

Dans cette capitale économique, Port-Gentil, les enjeux d’infrastructures et de développement local demeurent centraux. Le député en est conscient : les citoyens jugeront moins sur la rhétorique que sur les impacts tangibles de ces lois.

En somme, derrière ce bilan législatif, c’est une ligne politique qui émerge clairement : renforcer l’architecture institutionnelle, sécuriser les finances publiques et accompagner les réformes, même au risque de défier l’impopularité de certaines décisions.

La véritable épreuve qui attend cette législature reste cependant celle de l’application concrète de ces lois, véritable test de leur effet sur le quotidien des Gabonais.

Morel Mondjo Mouega

Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lancement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Rédacteur en chef

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

Bouton retour en haut de la page