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Gabon : vers un appui de la BDEAC à la société de garantie

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Officiellement lancés en novembre 2022, les activités de la Société de garantie du Gabon (SGG) devraient prendre un tournant décisif dans les mois à venir. En effet, en marge du lancement à Libreville de son emprunt obligataire « BDEAC (6,20% – 5,95% – 4,70%) Net 2024-2031 », la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) a indiqué par la voix de son vice président, Jean Paterne Megne Ekoga, qu’elle apporterait un soutien financier à l’établissement, filiale du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS). 

Une ligne de garantie de 5,8 milliards de FCFA pour le financement des petites et moyennes entreprises (PME). Un capital de 12 milliards de FCFA entièrement libéré par le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) son entité mère. Une ambition nationale qui est de soutenir et accompagner les entreprises gabonaises dans leur croissance et leur succès. La Société de Garantie du Gabon (SGG) est un outil capable de créer de la valeur ajoutée. Pour peu qu’il soit accompagné de la bonne manière. Qui de mieux donc, que la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) pour l’aider à atteindre ses objectifs?

BDEAC-SGG, deux ambitions connexes

En effet, avec pour objectif de collaborer avec les acteurs pleinement engagés dans le développement économique durable afin de créer un écosystème entrepreneurial solide, la SGG se trouve logiquement dans le viseur de la BDEAC qui à travers son plan stratégique Azobe 2023-2027, souhaite notamment appuyer des programmes publics de développement, accompagner la diversification des économies des Etats membres, favoriser l’accès à la propriété via la promotion de l’habitat social et promouvoir l’écodéveloppement pour soutenir le développement durable et la résilience climatique. Autant d’aspects qui sont au cœur de l’activité de la SGG.


Si pour l’heure aucune donnée financière n’a fuité concernant le montant de l’appui que pourrait apporter l’institution financière chargée essentiellement de financer le développement des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la simple idée d’une collaboration entre elles, souligne la qualité de la signature de la SGG, qui on le rappelle a moins de deux ans d’existence. Toute chose qui concourt à crédibiliser un peu plus le FGIS, sa maison mère, qui devra dès les prochains mois, améliorer sa gouvernance afin d’attirer plus de partenaires de ce calibre.

Casimir Mapiya

« Mieux vaut une vérité qui fait mal, qu'un mensonge qui réjouit. » Proverbes berbères

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