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Gabon : les injures graves, une cause certaine de divorce

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Si à l’autel les époux se jurent et promettent de s’aimer à vie, dans le bonheur et dans le malheur, la réalité est que le vivre ensemble dans le foyer est encadré par la loi. Au Gabon, le législateur civil a par exemple prévu des causes plausibles pouvant conduire à la rupture d’un mariage. Les injures graves en font partie conformément à l’article 266 du Code civil gabonais.

« Je promets de te chérir et de t’aimer jusqu’à ce que la mort nous sépare », aiment à s’avancer les futurs époux au moment de sceller leur union. Emporté par le bateau de l’amour vers la destination amour infini, les amoureux n’envisagent pas de rompre la belle union contractée devant Dieu et les hommes. Pourtant à l’épreuve de la vie conjugale, le fleuve censé être paisible peut devenir trouble. La faute à l’absence de retenue, la découverte des comportements abjects incompatibles à la vie de mariage.

Les injures graves, cet ennemi du mariage

Se marier suppose fusionner deux corps pour aboutir à un seul. Ce dernier est taillé sur la base des valeurs humaines qui soutiennent la relation même au plus bas. Malheureusement, ce sous bassement n’est pas souvent créé. Résultat, les époux se découvrent des points inconciliables et la tension s’érige en 3eme membre du couple. Au nombre des mauvais comportements, l’injure facile. Très souvent attribuée à la femme, il reste que même les hommes s’y adonnent. Des propos injurieux qui peuvent devenir graves.

À ce stade, l’amour s’effrite à mesure que le ressentiment s’installe. L’époux exaspéré par la situation, du fait qu’il ou qu’elle est fatigué d’être victime d’injures dites graves comme celles portant sur une malformation ou une faiblesse sexuelle pour les hommes, peut solliciter le divorce pour « injures graves rendant la vie conjugale intolérable ». Une cause légitime de divorce consacrée à l’article 266 du Code civil gabonais qui dispose que « le divorce peut être prononcé à la demande de l’un des époux » et ce, pour le motif susmentionné. Une mise en garde pour ceux qui y versent.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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