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Gabon : à quand les contrôles sur la sécurité alimentaire en milieu scolaire ?

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) vient de rendre publique une enquête sur l’alimentation, la nutrition et les styles de vie des adolescents gabonais en milieu scolaire. Laquelle est très accablante pour le pays. De quoi s’interroger sur la politique en matière de contrôle sur la sécurité alimentaire en milieu scolaire. 

L’alimentation est un pan essentiel de l’équilibre de vie d’un adollescent. Or selon l’étude rendue publique par l’organe onusien, les efforts en matière de préservation de la santé alimentaire de nos jeunes ne sont pas au rendez-vous. Une situation qui interpelle davantage le ministère de l’éducation nationale sur les mécanismes de régulation du commerce alimentaire en milieu scolaire. 

Le laxisme de Camélia Ntoutoume Leclerc pointé du doigt par l’AGASA

Les chiffres de L’UNICEF sont inquiétants. Au Gabon, 18,8% d’enfants de 10 à 19 ans sont en surpoids. Un constat qui interroge d’autant plus que les jeunes de cette tranche d’âge passent l’écrasante partie de leur temps à l’école. Si l’ Arrêté N000139/MESRSTTENC fixant les conditions de vente de tout produit dans les établissements publics et privés reconnus d’utilité publique, permet d’encadrer l’alimentation des jeunes en milieu scolaire, le manque de volonté des responsables de ce département ministériel, sur la mise en application dudit arrêté est régulièrement pointé.

En effet, en charge de la prévention, de l’évaluation et de la gestion des risques d’origine alimentaire, l’Agence gabonaise de la sécurité alimentaire (AGASA) dresse un constat mitigé sur le travail effectué par le ministère de tutelle et ce malgré la réglementation « Aujourd’hui, force est de constater que la question d’une alimentation saine en milieu scolaire demeure une question préoccupante », regrettait le 30 octobre dernier l’entité indépendante. Tout en soulignant l’initiative qu’elle avait engagée en vue de réguler l’alimentation en milieu scolaire, l’AGASA regrette qu’elle se soit heurtée « à une insuffisance de collaboration des administrations concernées pour faire bouger les lignes ». 

A la tête du ministère de l’Education nationale depuis mars 2022, Camélia Ntoutoume Leclerc, qui était déjà ministre déléguée au sein de ce département depuis juillet 2020, a donc été au fait de cette question qui constitue aujourd’hui un enjeu de santé publique. Réconduite à la tête du ministère de l’Education nationale à la suite du coup d’Etat, la patronne des lieux est donc désormais tenue d’apporter des réponses durables, face à ce drame qui se joue au sein des établissements scolaires. 

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