Présidentielle 2025 : Axel Stophène Ibinga Ibinga veut «éradiquer le poison politique» au profit d’une République du travail

En campagne dans les Trois quartiers du 1er arrondissement de Libreville ce mercredi 2 avril 2025, Axel Stophène Ibinga Ibinga a de nouveau frappé fort. Fidèle à sa ligne singulière, le candidat à l’élection présidentielle du 12 avril prochain s’est attaqué à ce qu’il considère comme le mal profond du Gabon : la politique elle-même. « Depuis 35 ans, avec l’avènement du multipartisme, la politique est devenue un poison pour ce pays », a-t-il affirmé, devant une foule attentive. « J’en suis l’antidote. »
Face à une classe politique qu’il juge inefficace, voire toxique, l’ancien haut fonctionnaire propose une rupture totale : l’abolition pure et simple des partis politiques, au profit d’une gouvernance technocratique. Une République débarrassée des querelles partisanes, centrée exclusivement sur la productivité, l’efficacité économique et le mérite. « Trop de discours, trop d’idéologies, pas assez d’action », a-t-il martelé.
Vers une République de l’action et de la performance
Dans son projet « La République au travail », Ibinga Ibinga imagine un Gabon où les décisions sont prises non pas en fonction d’intérêts partisans, mais selon des critères de performance et d’intérêt général. Il prône une administration publique apolitique, tournée vers les résultats. « Il faut remplacer les mots par des actes, les débats stériles par des chantiers. C’est la seule voie vers la prospérité », a-t-il soutenu.
Cette proposition, radicale dans un pays où les partis politiques structurent traditionnellement la vie démocratique, séduit néanmoins certains électeurs en quête d’alternatives. « Ce n’est pas un discours habituel, mais peut-être qu’il faut ça pour vraiment tourner la page », confie Sylvère Moussavou, un habitant du quartier.
À une semaine du scrutin, Axel Stophène Ibinga Ibinga assume son positionnement disruptif. Il ne courtise pas l’establishment, il le bouscule. Et s’il reste minoritaire dans les intentions de vote, son discours anti-système pourrait bien influer sur la tonalité générale de cette campagne, où l’appel au changement est plus fort que jamais.
GMT TV