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Marine Le Pen : « la France a donné son feu vert au coup d’État mené au Gabon »

A la faveur d’un discours sur les relations entre la France et l’Afrique, prononcé à l’Assemblée nationale française, la députée et cheffe de file du groupe parlementaire Rassemblement nationale (RN), Marine Le Pen, a fustigé les variations de son pays dans sa politique africaine. Abordant brièvement les coups d’État perpétrés en Afrique francophone, elle a assuré que Paris avait donné son feu vert au coup d’Etat au Gabon. 

Si dès le 30 août 2023, le porte-parole du gouvernement français, Olivier Véran, avait condamné le coup de force contre Ali Bongo, beaucoup avaient interprété cette sortie comme une simple condamnation de principe. Avec cette sortie publique, la finaliste à la dernière élection présidentielle vient renforcer la thèse largement répandue au sein de l’opinion africaine, d’une caution française du putsch des haut gradés au Gabon.  

Le 2 poids 2 mesures de l’Elysée, dénoncé par Marine Le Pen

Si Jean Luc Mélenchon et ses camarades de la Nupes ont présenté le coup d’Etat militaire au Gabon comme la solution du moindre mal devant l’exaspération de la population à l’égard du régime Bongo, cette position ne fait pas pour autant l’unanimité. En effet, loin de se prononcer sur les affaires internes du Gabon, Marine le Pen s’est surtout indignée du manque de cohérence de la position officielle française dans sa manière de gérer les crises en Afrique. Dans cette optique, elle a fustigé les différences de traitement de son pays après les renversements constitutionnels opérés. 

« La France ne peut pas à la fois accepter la situation institutionnelle créée au Tchad après la mort du président Idriss Déby, tout en condamnant le Mali d’Assimi Goita, en reconnaissant la junte du colonel Damiba au Burkina-Faso, en envisageant de faire la guerre au régime nigérien via la CEDEAO et en donnant son feu vert au coup d’Etat mené au Gabon par le général Brice Oligui Nguema », a-t-elle déclaré, ajoutant que ces variations sont à l’origine du sentiment anti-français qui prévaut sur le continent. 

Pour rappel, alors que les Etats-Unis et le Commonwealth ont prononcé des sanctions à l’égard de Libreville, la France pour sa part poursuit ses programmes, via l’Agence française de développement et l’organisation internationale de la francophonie s’est dite disposée à accompagner le Gabon

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