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Libreville : les commerçants du lieu-dit derrière l’Assemblée bientôt déguerpis

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Le Gabon est dans toutes ses phases de la transition, ce qui suppose que d’importants changements s’opèrent. La preuve avec l’érection d’une cité administrative dans la zone de Plaine Orety dans le 3ème arrondissement de Libreville, qui oblige de facto les habitants à libérer les lieux. Une situation qui s’appliquerait également aux opérateurs économiques installés au lieu-dit derrière l’Assemblée nationale et qui oblige ces derniers à se trouver de nouveaux points de chute. 

L’Etat gabonais a décidé de réduire ses charges locatives, qui s’élèvent à plus de 40 milliards de FCFA par an.  Pour matérialiser cela, le 14 février dernier, La parcelle n°117 section PA du plan cadastral de Libreville issue du titre foncier 19912 d’une superficie de 200 247 m2 au lieudit Plaine Orety est déclarée d’utilité publique. Une situation qui permettra donc au gouvernement de mener à bien son projet d’accueillir une nouvelle cité administrative mais qui n’est pas sans conséquence pour les populations. 

En effet, si les habitants de la zone ont reçu l’alerte de libérer les lieux , les commerçants exerçant leurs activités à Derrière l’Assemblée ne cachent pas leur inquiétude face à ce départ imminent de ce site où ils avaient pu réussir à fidéliser la clientèle après le premier déguerpissement il y a plusieurs années au Boulevard Bessieux appelé Boul’Bess. « C’est ici que l’Etat nous avait orientés après nous avoir déguerpis du Boulevard Bessieux et de Cocotiers. Maintenant qu’on nous chasse d’ici qu’allons nous devenir ? C’est de ce commerce de poisson braisé que nous vivons » ont confié ces commerçantes à l’Union au cours d’une enquête. 

Deuxième déguerpissement en vue 

L’oisiveté est la mère de tous les vices, cela est connu de tous. Ce sont plusieurs parents en l’occurrence des pères et mères de famille qui se retrouveront bientôt livrés à eux-mêmes sans ressources. Il n’y a rien de plus agréable que de manger à la sueur de son front. Ces commerçants par leurs mets succulents ont permis  entre autres à bon nombre des agents de l’Etat de se restaurer durant les heures de pauses ou même en dehors de leur service.

L’initiative du gouvernement est plus que louable, mais les plus hautes autorités ne devraient pas laisser pour compte ces opérateurs économiques. À l’heure de la restauration des institutions, toutes les couches de la population doivent prendre une part active aux multiples changements et se les approprier, non avoir l’impression de les subir. Gageons, qu’une solution sera trouvée afin de permettre à ces derniers d’exercer à nouveau leurs activités génératrices de revenus. 

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