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Gabon : Libreville, premier foyer migratoire

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C’est ce qui ressort du rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Menée du 7 au 23 décembre 2023, cette étude révèle des résultats précis sur les évolutions migratoires dans le pays. En effet, les résultats de cette enquête qui s’est déroulée trois mois après le coup d’État militaire du 30 août 2023, rapporte que la ville de Libreville est le premier foyer migratoire des populations étrangères. Une conclusion somme toute logique, la capitale gabonaise concentrant la quasi-totalité des activités économiques, financières et administratives. 

C’est dans l’optique d’obtenir une idée générale en matière de caractéristiques, les profils, les intentions, les parcours migratoires, les conditions de vie, les risques, les vulnérabilités et les besoins des migrants au Gabon que cette enquête a été menée. Initié par l’Organisation Internationale pour les migrations cette étude a été établie pendant deux semaines après le coup de force orchestré par les Forces Armées Gabonaise (FAG). L’enquête a porté sur les villes de Libreville, Mouila, Bitam, Franceville et Port-Gentil.

Libreville, le foyer par excellence

En effet, d’après les résultats de l’enquête, la capitale du pays est le premier foyer des populations étrangères une fois sur nos terres. 58 % de ces populations affirment être entrées au Gabon par Libreville. Disposant d’un aéroport international et de plusieurs ports qui représentent les principaux points d’entrées au pays. De par sa façade Ouest, couverte par l’océan Atlantique, la ville favorise aussi l’arrivée de migrants par voie maritime. Libreville est suivie de la ville de Bitam, chef-lieu du département du Ntem, qui est une ville située dans la province du Woleu-Ntem. 

« Communément appelée la ville des trois frontières car elle se situe à l’intersection entre le Cameroun, la Guinée Équatoriale et le Gabon. Elle est le second point d’entrée (34%) selon les résultats des enquêtes ». Les échanges commerciaux entre ces trois pays favorisent l’accueille d’un nombre important de migrants en transit en plus de ceux qui y résident déjà. Selon l’OIM, Libreville compte « 190 771 » migrants toutes origines confondues. Un chiffre qui démontre les préférences des migrants. Plaçant ainsi la ville de la liberté devant Port-Gentil avec 25 029, Bitam 10 117, Franceville 9 296 et Mouila avec 8 581. 

Pourtant d’après ces derniers les difficultés « d’intégration les plus prononcées se trouvent dans les villes de Bitam (3%) et de Libreville (2%) ». De plus, la frontière de Bitam est très dynamique avec la localisation d’un des plus grands marchés de la sous-région. Il s’agit du marché mondial situé à Ambam, au Cameroun, à environ 25 kilomètres de la frontière avec le Gabon. C’est sans aucun doute par cette ville que transitent la majorité des ravitaillements en denrées alimentaires de première nécessité en provenance du Cameroun. Les points d’entrées sont en pourcentage Libreville 58%, Bitam 34%, Léconi 3%, Franceville 2%, Port-Gentil 1% et autres 2%. 

Esther Kengue

Diplômée en Communication des organisations, l'écriture est une vocation que je mets au quotidien au profit de la rédaction de Gabon Media Time pour servir mon pays.

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