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Gabon : le Secrétariat général du Gouvernement garantit l’intégrité absolue des textes de loi

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Face aux spéculations récentes concernant de prétendues « modifications discrètes » apportées aux textes de loi entre leur vote et leur parution au Journal officiel, le Secrétariat Général du Gouvernement (SGG) monte au créneau. Dans une démarche pédagogique, l’institution tient à rassurer l’opinion publique sur la rigueur et la transparence du processus législative.

Selon l’institution, un texte officiel ne surgit pas de nulle part, il découle d’un parcours exigeant et entièrement tracé. En effet, la procédure s’appuie sur le décret n° 238/PR, renforcé depuis le 14 mai 2025 par le règlement intérieur du Conseil interministériel. Du ministère initiateur jusqu’à la publication, chaque étape garantit l’intégrité de la norme juridique.

Après une phase d’instruction et de concertation menée sous la houlette du SGG, le projet franchit l’examen de légalité du Conseil d’État, ainsi que le contrôle de constitutionnalité pour les textes organiques. Vient ensuite le temps du débat démocratique : députés et sénateurs examinent, amendent et votent le texte. Une fois promulgué par le Président de la République et contresigné par les ministres compétents, l’original est scrupuleusement archivé pour faire foi. Aucune publication n’intervient sans avoir franchi ce parcours rigoureux.

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Un rôle neutre au service de l’État

À ceux qui s’interrogent sur de potentielles altérations, le SGG rappelle une réalité fondamentale : ne portant aucune politique sectorielle propre, l’administration n’a ni l’intérêt ni la vocation de modifier les actes administratifs. Modifier un document revêtu de la signature présidentielle constituerait une faute grave et immédiatement décelable, l’original conservé permettant à tout moment de rétablir la vérité. La prérogative de fixer le contenu des règles appartient exclusivement aux autorités habilitées et au Parlement.

L’erratum, un outil de transparence assumé

L’épisode récent entourant la loi relative à la Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne (CNDPC) illustre parfaitement ce fonctionnement institutionnel. Constatant l’omission matérielle du Secrétariat permanent dans la parution initiale, le ministre des Relations avec les Institutions a saisi le SGG pour demander un erratum.

Publiée au début du mois d’octobre 2026, cette rectification ne constitue en rien une manœuvre opaque, mais bien le rétablissement public et documenté de la volonté du législateur. L’erratum demeure un mécanisme légistique classique garantissant la fidélité de la version imprimée au texte voté. En réaffirmant sa rigueur, le SGG rappelle que la confiance des citoyens, des partenaires et des investisseurs repose sur la capacité de l’État à corriger ses coquilles en toute clarté, au service de la sécurité juridique.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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