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PVVIH : la sérophobie, un fléau à l’origine de l’exclusion et la discrimination

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Le VIH/Sida est une maladie qui jusqu’à lors demeure un véritable tabou. En dépit des évolutions significatives de la science qui permettent désormais aux personnes atteintes du VIH de vivre beaucoup plus longtemps, ces dernières demeurent stigmatisées. Toute chose entraînant un phénomène tout aussi dangereux qu’est la sérophobie, qui rend la vie des PVVIH encore plus difficile qu’elle ne l’est.

Une personne séropositive sous traitement efficace ne transmet plus le virus, c’est un fait. Pourtant bon nombre de personnes dans la société gardent cette image archaïque des porteurs du VIH. En effet, la peur qui entoure cette maladie, a pour conséquence la circulation des fausses idées qui créent et entretiennent le phénomène de sérophobie qui n’est autre que la discrimination envers les personnes séropositives. Elle se traduit par de l’hostilité mais également dans un accès inégal à l’emploi ou aux soins de santé.

La discrimination et l’exclusion sont bien réelles 

Selon certains témoignages des personnes vivants avec le VIH, c’est dans la cellule familiale et en milieu hospitalier que se manifeste beaucoup plus la discrimination et la mise à l’écart. « Certains professionnels, pas spécialistes du VIH, ont encore une vraie méconnaissance du virus, et une peur irrationnelle. Par exemple, certains dentistes qui refusent de soigner des patients séropositifs ». Des propos choquants qui démontrent véritablement la gravité du fléau de la sérophobie qui fait plus de dégâts que la maladie elle-même. Puisque la honte d’être rejeté, et de subir des paroles violentes de l’entourage contraint les PVVIH à vivre leur séropositivité dans le secret


Une décision loin d’être agréable, car une personne séropositive se considère déjà comme une personne condamnée. Face à ce constat, il est plus qu’urgent que le gouvernement mette en place des stratégies afin de déconstruire les préjugés qui sont souvent bien ancrés dans les esprits. Et cela passe par la révision par exemple des méthodes de prévention. Rappeler au grand public que l’infection au VIH peut être contrôlée plus simplement «  une personne dont la charge virale est indétectable ne peut pas transmettre le virus » serait également un bon point.  Notons que selon l’Enquête démographique de santé (EDS) 2022, plus de 12000 séropositifs sont portés disparus au Gabon, pourtant l’ONUSIDA affirme que le pays dispose d’atouts pour éliminer cette maladie d’ici 2030.

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