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Libreville : faut-il un drame pour la réhabilitation du pont d’Awendjé ?

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La problématique de l’entretien des infrastructures demeure une véritable épine sous le pied du gouvernement. La preuve avec le pont d’Awendjé dans le 4ème arrondissement de la commune de Libreville dont les fondations connaissent depuis plusieurs années une dégradation de plus en plus avancée laissant entrevoir un risque d’effondrement si jamais le ministère chargé des Travaux publics ne prend pas à bras-le-corps cette question. 

Construite en 1996 sur les premiers décaissements du Fonds d’entretien routier (FER), cette infrastructure s’est considérablement dégradée ces dernières années, le tout sous le regard des ministres successifs en charge des Travaux publics, aujourd’hui tenu par le Général Flavien Nzengui Nzoundou. Une dégradation déjà visible au niveau des fondations, décriée depuis plusieurs mois déjà et qui pourrait constituer un véritable danger pour les automobilistes mais aussi pour les piétons qui l’empruntent. 

Un constat alarmant sur le terrain

Lors de la descente de terrain d’une équipe de Gabon Media Time, celle-ci a pu constater des détériorations sur les fondations. Outre l’état vieillissant de l’infrastructure, des fissures ont été observées sur le tablier, la plateforme horizontale supportant la chaussée, ainsi que sur les piliers du pont. Les panneaux publicitaires installés sur l’infrastructure ont également endommagé le béton, laissant l’eau s’infiltrer, au grand dam des populations environnantes.

Autre fait accablant, la détérioration de la chaussée, où se forment peu à peu de véritables crevasses avec pour conséquence de créer des bouchons interminables sur cette infrastructure très fréquentée. Un constat pour le moins préoccupant qui ne manque pas de susciter des réactions au sein de l’opinion. 

La réaction du ministre des Travaux public attendue

Pourtant, du côté du gouvernement de la Transition, en tête desquelles le ministre des Travaux Publics, le Général Flavien Nzengui Nzoundou, c’est silence radio. Faut-il que le pire arrive pour que la réhabilitation de cette infrastructure soit prise à bras le corps ?


Avec un budget global annuel de plus de 50 milliards de FCFA tel que référencé dans la loi de finance 2024 et dont la répartition a été dévoilée et articulée autour d’un vaste programme de réhabilitation et d’entretien des routes nationales et départementales d’une part, de l’entretien des voiries urbaines d’autre part, certains résultats peinent à arriver et semblent relégués aux calendes grecques malgré les nombreuses interpellations des populations. De quoi se demander si le natif de Lébamba n’attendrait pas la survenance d’une catastrophe pour pouvoir jouer les médecins après la mort.

Andy Marvine Nze

Fils de Lambaréné, passionné d'écriture et féru des réseaux sociaux, qui a à cœur d'informer sur l'actualité gabonaise et internationale. Avant j'étais chef de classe, maintenant je suis titulaire d'un Master en Sciences Politiques et relations internationales

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