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Gabon : quiproquo autour de l’agression d’un patient au sein de l’hôpital  psychiatrique de Melen

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C’est enfin notre essor vers la félicité semble-t-il depuis la prise du pouvoir par les hommes en arme, pourtant nous assistons à un déchaînement d’actes incompréhensibles. Dernier fait en date, l’agression d’un compatriote souffrant de schizophrénie au sein de l’établissement psychiatrique de Melen sis au 6ème arrondissement de Libreville. Au cours d’une interview exclusive accordée à Gabon Media Time le samedi 11 mai 2024 les membres de la famille représentés par la fille biologique de la victime, Lennie Ndong Assoumou pointe du doigt le manque de lumière des responsables de ladite structure.

À quand la fin des bavures au sein des établissements hospitaliers? C’est la grande question que se pose aujourd’hui une famille visiblement remontée et traumatisée par la situation qu’elle traverse. Laquelle situation est l’agression d’un compatriote interné au Centre de santé mentale de Melen « Mon papa est schizophrène, il fait souvent des crises périodiques. C’est donc suite à une de ses crises qu’il s’est retrouvé à Melen. Étant interné là bas, les responsables nous ont rassurés qu’il serait bien pris en charge. À notre grande surprise, Melen nous contacte le jeudi 9 mai, nous informant que papa a été blessé, donc de  nous rendre au CHU d’Owendo. Arrivés sur les lieux avec la famille, notre père était dans un état méconnaissable et gravement blessé » a confié la fille de la victime, Lennie Ndong Assoumou.  

Que s’est-il passé dans la cellule dans laquelle était interné ce compatriote ? 

Les structures hospitalières publiques au Gabon ont la réputation d’être de véritables mouroirs, des lieux censés permettre aux personnes souffrantes de se rétablir se transforment en couloir de la mort « Papa a une plaie ouverte au niveau du côté droit du visage partant du crâne jusqu’à l’oeil, la lèvre fendue, sa tête a triplé de volume. Qu’est ce qui s’est passé pourtant ils nous ont rassuré que papa serait gardé dans de bonnes conditions ? On ne nous a pas véritablement relaté les faits du côté de Melen. Ils ne nous disent rien,  juste que c’est un toxicomane qui a frappé papa. Nous sommes abandonnés, nous sommes dans un flou total, pas d’explications. Nous voulons savoir qui a réellement mis papa dans cet état, Melen ne dit rien » a déploré la fille de la victime. 

Une histoire tout de même irréaliste qui nécessite que le regard des plus hautes autorités de la transition soit jeté de ce côté. L’hôpital psychiatrique de Melen, l’unique structure existante dans le pays censée offrir des soins de qualité aux personnes souffrant de troubles mentaux est un véritable enfer. Il serait temps que les responsables soient mis devant leurs responsabilités. Trop d’incohérences, quelle est cette opération de ramassage des malades mentaux qui a été initiée sans communication? Les responsables étant conscients d’ailleurs de la surpopulation de cette structure sanitaire qui ne dispose que d’une capacité d’accueil de 70 personnes, où et comment sont gardés les patients internés? Comment un malade a pu se faire agresser avec une arme blanche? Où étaient les personnes censées veiller sur les malades ? Autant de questions que l’on serait tenté de se poser. 

Les autorités compétentes appelées à faire la lumière 

Tout malade a droit à un traitement décent, à la protection et au respect peu importe sa pathologie. Étonnement au Gabon, c’est dans le secteur de la santé où la dignité humaine est bafouée, le personnel de la santé n’accorde pas de crédit aux malades qui se retrouvent livrés à eux-mêmes. Pire dans les cas comme ceux-ci où un patient a subi des agressions dans une structure hospitalière, les parents des victimes sont laissés pour compte. Un état de fait qui nécessite que la sonnette d’alarme soit tirée. Que le Pr. Adrien Mougougou, et la ministre des Affaires sociales Nadine Nathalie Awanang se prononcent sur cette affaire. Trop d’actes manqués à Melen, quand ce ne sont pas des patients qui perdent la vie à cause de la négligence médicale, ce sont des malades qui sont agressés. Cela a trop duré!

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