Estuaire : la chefferie Mpongwè interdit les baignades en mer et en rivière du 12 au 17 avril
C’est ce que nous révèle une note circulaire rendue publique le 30 mars 2026 par la chefferie Mpongwè dans la province de l’Estuaire. En effet, les autorités traditionnelles annoncent l’interdiction formelle des baignades en mer et dans les rivières, ainsi que des activités de pêche, sur une période allant du 12 au 17 avril. Une décision qui s’inscrit dans le cadre de l’organisation de cérémonies traditionnelles liées aux rites ancestraux.
La chefferie Mpongwè a récemment pris une mesure exceptionnelle visant à encadrer les activités maritimes et fluviales au niveau de la Pointe Denis. Selon le document signé par la princesse Marie Anne Ankombie Rapontchombo, les rituels se déroulent du 8 au 12 avril 2026, avec un point culminant le dimanche 12 avril consacré aux offrandes en mer et dans les cours d’eau de l’estuaire du Komo. Afin de garantir le bon déroulement de ces évènements et d’éviter toute perturbation, les usagers de la mer, notamment les plaisanciers et les opérateurs économiques, sont invités à suspendre leurs activités durant cette période.
Des restrictions pour préserver les rites traditionnels
Ainsi, cette interdiction ne concerne pas uniquement les baignades de loisir, elle s’étend également à toute activité liée à l’exploitation des ressources halieutiques. De ce fait, les pêcheurs sont appelés à observer un arrêt total de leurs activités du 12 au 17 avril prochain. Une mesure qui, bien que contraignante pour certains acteurs économiques, vise avant tout à respecter les pratiques culturelles et spirituelles profondément ancrées dans la tradition Mpongwè.
Pour les autorités traditionnelles, ces rites représentent un moment crucial de communion avec les ancêtres et les forces spirituelles liées à la mer et aux rivières. De ce fait, la chefferie Mpongwè insiste sur la nécessité pour les populations de faire preuve de compréhension et de respect face à ces prescriptions. En retour, elle présente leurs excuses pour les désagréments occasionnés, tout en rappelant l’importance de préserver ce patrimoine culturel immatériel. Cette décision rappelle, une fois de plus, le rôle central des traditions dans la régulation de certaines activités dans l’Estuaire.









GMT TV