A La UneDerniers articlesJUSTICE

Affaire CDC : Herman Nzoundou Bignoumba acquitté après 4 ans de prison sans cause

Ecouter l'article

Les verdicts rendus par la Cour criminelle spécialisée durant cette session ne manquent pas de mettre à nu l’irrationalité derrière l’opération scorpion initiée sous le règne de la Young Team. Dernier fait en date, l’acquittement de Herman Nzoundou Bignoumba acquitté après 4 ans de détention à sans famille sans éléments preuve.

4, c’est le nombre d’années qu’a passées l’ancien administrateur directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), à la prison centrale de Gros-bouquet. Une privation de liberté intervenue après une procédure judiciaire biaisée diligentée sous la Young Team qui semblait déterminée à écarter Herman Nzoundou Bignoumba de la scène publique. Le verdict du mercredi 12 juin 2024 en est la preuve.

4 ans de vie à la poubelle pour une infraction inventée 

Au terme d’une procédure expéditive et visiblement orientée vers quelques individus proches de l’ancien Directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, le premier responsable de la CDC était interpellé puis jeté derrière les barreaux. Si à l’époque, les magistrats décident d’obéir aux ordres peu orthodoxes des tatoués du bord de mer, la donne semble diamétralement changeante.

Et ce, d’autant plus que « le présumé coupable » Herman Nzoundou Bignoumba pour des faits de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux à hauteur de 20 milliards, a finalement été blanchi par la Cour criminelle spécialisée. Dépourvue de preuves tangibles, ladite juridiction a prononcé son acquittement et la levée du gel de ses avoirs bancaires. Un scénario ubuesque qui étaye le postulat de certains avocats.

Déjà confrontés à des jugements du même type après des années de détention dans des conditions inhumaines de leurs clients, ces conseils dont Me Anges Kevin Nzigou n’a pas manqué de dénoncer « une parodie de justice » orchestrée par un groupuscule d’individus. Le temps, étant le révélateur de toute vérité, semble tout bonnement le prouver. Reste à savoir si la victime d’un système judiciaire aligné demandera réparation pour le préjudice causé durant les 4 ans d’emprisonnement.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme.Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page