Présidentielle 2025 : les observateurs électoraux à l’épreuve de la neutralité

À huit jours du scrutin présidentiel du samedi 12 avril 2025, les missions nationales d’observation électorale se préparent à jouer un rôle aussi discret qu’essentiel. Encadrées par la Commission spéciale, elles ont été officiellement instruites ce vendredi 4 avril à Libreville sur les balises de leur mission, dans un contexte où chaque détail compte pour garantir un processus crédible.
C’est dans une atmosphère studieuse que la Commission spéciale chargée de l’accueil et de l’encadrement des observateurs électoraux, présidée par Aimé Roger Mouloungui Maganga, a tenu une séance de travail déterminante avec les missions d’observation nationale accréditées. Objectif : poser les bases d’une observation conforme aux principes républicains. « Il s’agit ici de rappeler que les observateurs ne sont ni des arbitres, ni des acteurs du processus. Ils sont les témoins silencieux du bon déroulement de la démocratie », a souligné le président de la Commission.
Les observateurs devront se conformer à trois principes fondamentaux : impartialité, neutralité et légalité. Leur rôle se limite à constater, analyser et formuler un rapport circonstancié en fin de processus. Ce rapport ne pourra d’ailleurs être rendu public qu’après la clôture officielle du scrutin, afin de garantir l’équilibre du jeu démocratique.
Un engagement formel pour des témoins vigilants
À l’issue de la réunion, les observateurs ont signé deux documents clés : le Code de bonne conduite et un engagement sur l’honneur. Deux textes qui officialisent leur rôle d’acteurs extérieurs au processus, mais investis d’une lourde responsabilité morale et civique.
La session du samedi 5 avril 2025 marquera l’arrivée des missions d’observation internationales, appelées elles aussi à veiller sur la régularité du scrutin. Alors que le pays s’apprête à élire son futur président dans un contexte post-transition, ces observateurs – invisibles mais indispensables – seront les sentinelles d’une démocratie en reconstruction.
GMT TV