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Législatives France : le populisme d’extrême droite battu de justesse par la gauche 

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C’était un second tour des législatives particulièrement incertain, bien que l’alliance menée par l’extrême droite était donnée vainqueur avec une majorité relative. Au terme des dépouillements, c’est finalement le Nouveau front populaire (NFP), une coalition des partis politiques de gauche qui est arrivée en tête du second tour des législatives en France ce 7 juillet 2024, devant la coalition présidentielle. 

Ce sont 501 sièges qui étaient en jeu ce 7 juillet, sur les 577 que compte l’Assemblée nationale française. Avec 182 députés élus, l’alliance de gauche arrive finalement en tête devant la coalition de l’ancienne majorité présidentielle conduite par le Premier ministre Gabriel Attal avec 168 sièges. Contre toute attente, le Rassemblement national (RN) et ses alliés d’extrême droite arrivent en troisième position avec 143 députés élus alors qu’ils étaient donnés gagnants par les différents instituts de sondage. 

Le RN tout de même 1ère force politique en nombre d’élus 

Il faut dire que les résultats de ce 7 juillet tiennent principalement aux jeux de désistement qui ont évité plus d’une centaine de triangulaires au second tour. En effet, le Rassemblement national a une nouvelle fois encore fait face au fameux « front Républicain » qui consiste pour les candidats de partis dits « Républicains » de retirer sa candidature au profit d’un autre, à chaque fois que l’extrême droite est en passe de l’emporter. 

Bien que l’extrême droite ait perdu face à la gauche, le Rassemblement national ressort toutefois conforté. En effet, Marine Le Pen et ses camarades peuvent revendiquer le statut de première force politique en nombre d’élus puisque les élus Rassemblement national sont passés de 88 dans l’assemblée sortante à 126. Avec 99 élus, le groupe Renaissance d’Emmanuel Macron sera la deuxième force en nombre élus, et la France insoumise de Jean Luc Mélenchon n’arrive qu’en troisième position avec 75 élus. Il faut dire que l’un des enjeux de cette élection pour les différents blocs était de parvenir à obtenir une majorité absolue. Or, en l’état actuel cruel des choses, l’ingouvernabilité semble être ce vers quoi se dirige le pays, au regard notamment des désaccords profonds entre les différents partis. 

Notons que dès l’annonce des résultats, le Premier ministre Gabriel Attal a pris la parole pour annoncer qu’il déposerait sa démission ce 8 juillet. Le chef de l’Etat quant à lui a indiqué qu’il se donnait un temps d’observation avant de décider qui sera le prochain Premier ministre.

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