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Gabon : une femme remise en liberté après avoir tué par jalousie son concubin

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L’histoire de Pavina Jasmine Mihiba Pambou pourrait inspirer bien des réalisateurs de films à suspens tant elle est complexe et imprévisible. En effet, cette compatriote écrouée pour le meurtre de son concubin sur la base d’une jalousie, va finalement recouvrer sa liberté dans 2 semaines.

Passée de criminelle à individu bénéficiant d’une chance de réinsertion, c’est l’exploit réalisé par Pavina Jasmine Mihiba Pambou. En effet, celle qui aura passé 6 ans derrière les barreaux pour avoir asséné un coup de couteau à son concubin alors qu’il était allongé sur leur lit, sera remise en liberté dès le 16 juillet prochain. Une décision estampillée Cour criminelle ordinaire de Libreville.

Une colérique compulsive bientôt libérée ?

C’est le scénario en voie de réalisation dans l’affaire opposant le ministère public à Pavina Jasmine Mihiba Pambou. Cette compatriote a comparu devant la Cour criminelle ordinaire la semaine écoulée. À la barre, l’accusée va révéler qu’elle avait découvert que son concubin depuis 10 ans entretenait une relation idyllique avec une autre femme. Toute chose qui va la mettre en rogne et conduit à prendre une décision radicale : partir de la maison avec les deux enfants.

Étant enceinte, son concubin va s’y opposer et décider de retenir un des enfants. Une situation qui n’aurait pas été du goût de Pavina qui aurait attendu que ce dernier aille au lit pour lui asséner des coups de couteau au niveau du cou. Sur ces entrefaites, l’agent de la Garde républicaine (GR) décède. Suivant la procédure judiciaire, elle sera placée sous mandat de dépôt pour coups mortels. 

Au terme de sa comparution, elle sera condamnée à 9 ans de réclusion criminelle dont 3 avec sursis. La Cour criminelle ordinaire lui reconnaissant des larges circonstances atténuantes car la mise en cause risquait jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle conformément à l’article 364 du Code pénal gabonais. Une sanction assouplie qui serait certainement liée au fait qu’elle est mère de 3 enfants et semble s’être bien comportée. Ayant déjà purgée 6 ans, elle devrait recouvrer sa liberté le 16 juillet prochain.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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