Gabon : Thierry Minko promet la digitalisation des finances publiques
Pour bâtir une économie plus compétitive et dégager des marges budgétaires durables, le gouvernement engage une réforme en profondeur de l’administration. En ligne de mire : un État jugé coûteux, peu performant et insuffisamment outillé pour mesurer l’impact de son action. Le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, assume un diagnostic sans détour et annonce une accélération des chantiers de modernisation.
Dans son entretien, le ministre reconnaît un constat largement partagé : « il n’est pas possible de relancer durablement l’économie avec un État trop lourd et insuffisamment efficace ». La rationalisation de la dépense publique devient ainsi une condition préalable à toute ambition de transformation structurelle. L’objectif n’est pas de réduire l’État pour réduire l’État, mais d’améliorer la performance de l’action publique, afin que chaque franc mobilisé produise un impact mesurable au service du développement.
Digitalisation et transparence au cœur de la réforme
Cette orientation répond à une exigence politique claire : rendre l’administration plus agile, plus transparente et plus redevable. Car, souligne Thierry Minko, le coût élevé du fonctionnement de l’État ne se justifie plus lorsque les résultats restent difficilement perceptibles pour les citoyens.
Parmi les leviers identifiés, la digitalisation de l’administration publique occupe une place centrale. Le ministre annonce la mise en place progressive d’un système intégré de gestion des finances publiques, destiné à améliorer la traçabilité des dépenses, renforcer la discipline budgétaire et limiter les marges d’inefficience.
Cette modernisation passe également par une rationalisation des subventions, souvent coûteuses et parfois peu ciblées. L’enjeu est de recentrer l’effort budgétaire sur les politiques à fort impact social et économique, tout en éliminant les dépenses à faible valeur ajoutée.
Dégager des marges pour le développement
Pour le gouvernement, la réforme de l’administration n’est pas une fin en soi, mais un moyen. En améliorant l’efficacité de l’État, il s’agit de libérer des ressources pour financer les priorités nationales : infrastructures, éducation, santé et services publics de base.
À terme, cette transformation doit contribuer à renforcer l’attractivité du Gabon, restaurer la confiance des partenaires et crédibiliser la trajectoire budgétaire du pays. Un pari assumé par Thierry Minko, convaincu que la performance de l’État est désormais un enjeu économique aussi stratégique que la mobilisation des recettes ou la gestion de la dette.








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