A La UneDerniers articlesPOLITIQUE

Gabon : délégué spécial, un titre réservé aux hommes ?

Désireux de porter les valeurs propres au Comité pour la transition et la restauration des institutions à la tête de la commune de Libreville, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema a procédé le 6 septembre 2023 à la nomination du délégué spécial de ladite collectivité à savoir le Général Judes Ibrahim Rapontchombo. S’en est suivi la nomination de plusieurs autres délégués jusqu’à l’intérieur du pays. Toutefois, sur les 10 délégués spéciaux nommés à ce jour, il n’y a aucune femme.

Le 30 août dernier, les Forces de défenses et de sécurité ont pris le pouvoir. Ce coup d’État historique a engendré des changements dans le fonctionnement de l’administration gabonaise. Parmi ces modifications, la nomination de délégués spéciaux à la place de certains maires pour toute la durée de la Transition. Toutefois, les femmes semblent être écartées de ce poste à responsabilité.

10 hommes et aucune femme

Alors que la société évolue vers une plus grande égalité des genres, la perception d’une réserve de certains postes pour les hommes soulève toujours des interrogations. C’est le cas notamment dans l’attribution du poste de délégué spécial. Si le premier nommé à ce poste était un homme, 10 nominations plus tard, cette fonction demeure au masculin.  En effet, le Colonel Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a rendu publique par le biais du communiqué n°043 la nomination de 3 délégués supplémentaires.

Si cette fois, seuls des civils ont été nommés, il n’y a pas l’ombre d’une femme. De Libreville à Franceville en passant par Mouila et Oyem aucune femme n’a été jugée digne d’être à la tête d’une commune. D’ailleurs dans le gouvernement de Transition celles-ci ne sont représentées qu’à 30%. Une situation qui interroge quant à la représentativité de la gent féminine et l’accès équitable aux fonctions à responsabilités dans un pays qui prône l’égalité.

Rappelons qu’à ce jour, 10 délégués spéciaux ont été nommés à Libreville, Akanda, Owendo, Port-Gentil, Oyem, Franceville, Mouila, Koulamoutou, Lastourville et Lambaréné. Parmi ces édiles, se trouvent 4 civils et 6 militaires.

Articles similaires

Un commentaire

  1. Je vous invite à mieux vous documenter sur les principes d’égalité et d’équité (concept non juridique) !
    A noter qu’en Gestion Prévisionnelle de l’Emploi (GPE), l’on parle de mettre « l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut » tout en tenant compte du concept d’égalité ! Il n’est donc pas question d’effet miroir pour susciter de fades polémiques mais plutôt une approche par compétence, en tenant simplement compte de la qualité du personnel dont on dispose !

    En somme, abstenons – nous de toutes polémiques insipides !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page