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Eligibilité à la présidentielle : le critère de père et de mère Gabonais finalement retenu

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C’était l’une des recommandations du Dialogue national inclusif, et qui a fait couler encre et salive. En effet, selon Radio France International (RFI), le Comité constitutionnel national chargé de proposer un projet de nouvelle Constitution a finalement tranché en faveur d’un président de la République né de père et de mère Gabonais.

Les 21 experts réunis un mois durant en vue de dégager un projet de constitution soumis au président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema ont travaillé, disent-il selon une méthodologie intégrant du droit comparé. Travail au terme duquel il ressort que l’une des conditions d’éligibilité à la présidentielle tient au fait d’être de père et de mère Gabonais. Une recommandation qui ne fait assurément pas l’unanimité.  

Le basculement vers un régime présidentiel fort 

La version du projet de Constitution soumise au président de la Transition n’a pas changé grand chose sur l’architecture qui avait été actée par les commissaires au Dialogue national inclusif, en ce qui concerne le président de la République. En effet, en plus du fait que le président de la République soit élu pour un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, avec le soins de rendre intangible cette disposition, Murielle Minkoue Mintsa et les 20 personnalités qui l’ont accompagnée dans ce travail ont également consacré le régime présidentiel, la suppression de la Fonction de Premier ministre, tout en rendant le président de la République responsable devant le parlement et poursuivable au plan pénal.


En outre, celui-ci devra être de père et de mère Gabonais, un point de rupture avec une partie de la classe politique, dont le Premier ministre chef du gouvernement, Raymond Ndong Sima, qui s’est récemment prononcé en faveur d’une éligibilité ouverte aux bi-nationaux, à condition qu’ils renoncent à la deuxième nationalité. C’était également la position de l’ancien ministre Etienne Massard. Notons que ce projet de Constitution devra désormais faire l’objet d’un arbitrage du général Brice Clotaire Oligui Nguema. 

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