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Décès du Dr. Ecke Nzengué : la cardiologie gabonaise perd l’un de ses bâtisseurs

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Le Dr. Jean Emmanuel Ecke Nzengué, spécialiste des maladies cardiovasculaires et figure emblématique de la médecine gabonaise, est décédé le 21 février 2026 en France, où il suivait un traitement à la suite d’une greffe rénale. Sa disparition suscite une vive émotion dans le corps médical national.

Le monde de la santé est en deuil. Médecin reconnu pour son expertise en cardiologie, le Dr. Jean Emmanuel Ecke Nzengué s’est éteint en France des suites de complications liées à une greffe du rein. Son décès plonge la communauté médicale gabonaise dans une profonde consternation, tant son apport scientifique et clinique aura marqué plusieurs générations de praticiens.

Ses confrères évoquent la perte d’un homme de science rigoureux, appartenant à cette génération de médecins qui ont contribué à structurer la cardiologie clinique au Gabon. Chef-adjoint du service de cardiologie du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), il a participé activement à la modernisation de la prise en charge des pathologies cardiovasculaires dans le pays.

Une référence en cardiologie en contexte africain

Spécialiste reconnu de l’insuffisance cardiaque et de l’hypertension artérielle en contexte africain, le Dr. Ecke Nzengué s’était illustré par de nombreux travaux scientifiques. Il avait notamment contribué à des études sur la prévalence des maladies cardiovasculaires au Gabon, dans un environnement où ces pathologies constituent un enjeu majeur de santé publique.

Sa carrière fut également marquée par une participation régulière à des congrès africains de cardiologie, où il présentait ses recherches et partageait son expérience clinique. Son engagement académique et hospitalier lui avait valu la reconnaissance de ses pairs, qui saluent aujourd’hui l’ampleur de son héritage professionnel.

Une figure publique au-delà de l’hôpital

Au-delà de son rôle hospitalier, le Dr. Jean Emmanuel Ecke Nzengué s’était fait connaître du grand public en 2009 lorsqu’il avait présidé la commission médicale chargée d’évaluer l’aptitude des candidats à l’élection présidentielle. Il avait également siégé au sein de cette commission en 2016, ce qui lui avait valu le surnom de «médecin des présidents ».

Sa disparition représente une perte importante pour le système de santé gabonais. Au-delà de l’homme de science, ses proches décrivent un praticien engagé, attaché à la transmission du savoir et à l’amélioration continue des soins. Avec lui, la médecine gabonaise perd l’un de ses artisans majeurs dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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