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Législatives et locales 2025 : les candidats sommés de déclarer leurs biens auprès de la CNLCEI

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À un peu plus de deux mois du premier tour des élections législatives prévu le 27 septembre 2025, la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) vient de rappeler à l’ordre les candidats. Dans un communiqué parvenu ce mardi 15 juillet, signé de son secrétaire général, Norbert Vougamba Sokha, l’institution les invite à se conformer à l’obligation légale de déclaration de patrimoine.

Une exigence de transparence inscrite dans le cadre électoral. S’appuyant sur l’article 8 nouveau de la loi n°041/2020 du 22 mars 2021 modifiant la loi n°002/2003 relative à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, ainsi que sur l’article 77 du Code électoral promulgué en janvier dernier, la CNLCEI rappelle que tout candidat à une élection législative doit déclarer ses biens avant de pouvoir valider sa candidature.

Une mesure qui vise, selon la commission, à renforcer la transparence de la vie publique et prévenir les conflits d’intérêts. « Les formulaires de Déclaration des Biens sont disponibles au siège de l’Institution », précise le communiqué, qui enjoint les candidats à se présenter auprès du Secrétariat général du lundi au vendredi entre 8h et 15h30.

Un test d’intégrité pour les aspirants à la représentation nationale

Si l’obligation de déclaration de patrimoine est souvent perçue comme une formalité, elle revêt cette année une importance particulière. Dans un contexte de refondation institutionnelle amorcée depuis la chute du régime Bongo le 30 août 2023 et la mise en œuvre de la Vème République, le scrutin de septembre prochain est censé renouveler profondément le paysage politique.

Cette exigence s’inscrit donc dans la volonté du président Brice Clotaire Oligui Nguema de faire du combat contre la corruption un pilier de la moralisation de la vie publique. Reste à savoir si cette mesure sera scrupuleusement respectée, et surtout si la CNLCEI disposera des moyens pour vérifier l’exactitude des déclarations déposées.

Dans un pays longtemps miné par l’impunité, cette étape constitue un test de crédibilité aussi bien pour les institutions de contrôle que pour les nouveaux visages de la classe politique gabonaise.

Karl Makemba

Engagé et passionné, Karl Makemba met son expertise et sa plume au service d’une information rigoureuse et indépendante. Fidèle à la mission de Gabon Media Time, il contribue à éclairer l’actualité gabonaise avec une analyse approfondie et un regard critique. "La liberté d'expression est la pierre angulaire de toute société libre." – Kofi Annan

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