Gabon : 3 mois de prison en cas de port d’arme dans un bureau de vote

Au Gabon, la législation électorale ne laisse aucune place à l’ambiguïté pour garantir la crédibilité des urnes. Ainsi donc, le fait d’introduire une arme dans un bureau de vote est strictement prohibé et expose l’auteur à une peine privative de liberté allant de 15 jours à 3 mois assortie d’une amende oscillant entre 300 000 et 3 000 000 de francs CFA, conformément à l’article 330 du Code électoral de 2025.
L’article 330 du Code électoral gabonais dispose que toute personne pénétrant dans ces lieux avec une arme, qu’elle soit apparente ou cachée, encourt l’emprisonnement et une amende. Cette mesure vise à préserver l’intégrité et la sécurité du processus électoral, dans un contexte où les scrutins peuvent être marqués par des tensions. Une exception est toutefois prévue par la loi.
De la lutte contre le trafic d’influence !
Pour les civils, la règle est inflexible : aucune arme ne doit franchir le seuil d’un bureau de vote sous peine de sanctions immédiates. Cette disposition reflète la volonté des autorités gabonaises de promouvoir des élections apaisées et transparentes. En imposant des peines dissuasives, le législateur cherche à décourager tout comportement susceptible de troubler l’ordre public ou d’influencer le vote. Si l’amende peut sembler conséquente pour certains, la possibilité d’une incarcération, même de courte durée, renforce le caractère sérieux de l’infraction.
À l’approche des prochaines échéances électorales, cette loi pourrait jouer un rôle clé dans la prévention des incidents. Reste à voir si son application sera à la hauteur des ambitions affichées, pour un scrutin véritablement démocratique.Cependant, les agents des forces de défense et de sécurité, lorsqu’ils sont expressément mandatés par le président du bureau de vote, échappent à cette interdiction. Cette clause permet de garantir la protection des électeurs et des urnes, tout en limitant le port d’armes aux seules situations jugées nécessaires.
GMT TV