Nouveau Code électoral : désormais deux députés pour les Gabonais de l’étranger

Le projet de loi organique portant Code électoral, présenté par Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, et adopté mardi 14 janvier par l’Assemblée nationale de Transition propose une réforme majeure du système électoral gabonais. Parmi les innovations, l’introduction de deux sièges parlementaires à l’Assemblée nationale réservés aux Gabonais de l’étranger.
Le texte reconnaît pour la première fois le rôle des citoyens gabonais résidant à l’étranger en leur attribuant deux sièges à l’Assemblée nationale. Cette mesure vise à renforcer l’inclusion et la représentativité de la diaspora dans la gouvernance du pays. Selon Hermann Immongault, « cette disposition traduit la volonté du gouvernement de transition d’impliquer pleinement les Gabonais de l’étranger dans les décisions politiques nationales ».
Outre cette mesure, le texte prévoit la création de l’Autorité de Contrôle et de Supervision des Élections (ACSE), une institution indépendante destinée à veiller à la régularité des scrutins. Cette autorité jouera un rôle clé dans la correction des dysfonctionnements électoraux et s’assurera de la transparence du processus.
Le projet de loi renforce également la représentativité des femmes (30 %), des jeunes (20 %), et des personnes vivant avec un handicap. Ces quotas obligatoires, appliqués aux profils proposés par les partis politiques lors des élections à listes, ambitionnent de corriger les déséquilibres actuels dans les instances élues.
Le ministre a également mis en avant l’interdiction des pré-campagnes avant l’ouverture officielle de la période électorale. Cette mesure vise à éviter toute manipulation de l’opinion publique avant l’heure légale. En dépit des interrogations soulevées par certains députés sur la création de l’ACSE, Hermann Immongault a assuré que le texte bénéficie du soutien de la société civile et des Gabonais de l’étranger.
GMT TV