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Gabon : Sylvia et Noureddine victimes de « traitements cruels » selon leur avocat français

Au coeur des débats à la suite d’une présumée relaxation en catimini de la prison centrale de Libreville, Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin vivraient les pires heures de leur vie dans les geôles de Gros-Bouquet. C’est en tout cas ce que révèle leur avocat français François Zimeray qui dénonce via Jeune Afrique (JA) « des traitements cruels et dégradants ». 

Écroués à la maison d’arrêt de Libreville pour plusieurs chefs d’accusation graves, Sylvia et Noureddin Bongo seraient dans une situation plus que délicate. Si leur conseil s’étonne des interdictions d’entrer en contact direct avec ses clients, ce dernier ne manque pas de mettre en lumière une condition carcérale inhumaine. L’ancienne première dame entre 2009 et 2023 serait soumise à des sévices de tous genres. Même châtiment pour son rejeton, par ailleurs ancien Coordinateur général des affaires présidentielles (CGAP).

Sans famille transformé en Auschwitz ?

C’est l’interprétation qu’il est aisé de faire à la lecture du récit de François Zimeray, l’avocat français de Sylvia, Noureddin et Ali Bongo Ondimba. Selon ce dernier qui a livré sa part de vérité sur la condition de détention des membres du cercle fermé d’Ali Bongo Ondimba, « Sysy » et « Nono » seraient maltraités. « Sylvia et Noureddin Bongo ont subi des traitements cruels et dégradants », affirme l’avocat qui dénonce n’avoir pas été autorisé à rendre visite à ses clients gabonais.

 
Des propos qui avaient été mis à mal par la sortie de Brice Laccruche-Alihanga sur la situation derrière les barreaux pour son ancienne patronne. L’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba soutient que l’ancienne première dame ne serait pas dans ses conditions de vie habituelles, mais ne subirait aucun traitement désobligeant. Elle serait même mieux prise en charge que l’ensemble des détenues de la maison pour femmes qu’elle avait elle-même rénovées du temps de la gestion de son époux. Pour l’instant, le palais présidentiel n’a pas tenu à se prononcer sur ces rumeurs.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme.Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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