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Gabon : Et si l’INJS devenait le « Clairefontaine» national ?

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Pendant que le Gabon amorce sa mue stratégique sous l’impulsion de la 5e République, la nécessité de souveraineté sportive et d’orthodoxie financière se pose. Les autorités publiques gagneraient à cesser d’injecter des centaines de millions de francs CFA dans des complexes hôteliers privés lors des rassemblements des Panthères. Et ce, au profit du joyau qu’est l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) qui demande qu’à être poli et adapté aux exigences modernes.

Ayons le courage de se le dire, l’Institut national de la jeunesse et des sports dispose du potentiel pour devenir le temple de l’excellence, le « Clairefontaine gabonais ». À chaque trêve internationale ou préparation de compétition, l’État se plie aux exigences tarifaires des structures privées. Cette dépendance, héritée d’années de gestion court-termiste, est en totale contradiction avec la nouvelle stratégie de développement du pays.

INJS sur les traces de Clairefontaine ?

En 2026, l’optimisation des dépenses publiques n’est plus une option pour l’économie gabonaise, c’est une obligation de résultats. Tout logiquement, transformer l’INJS en un centre de haute performance permettrait de centraliser la préparation de toutes nos sélections nationales. Qu’il s’agisse du football, du handball au basketball, en passant par l’athlétisme. Il faudra également réhabiliter les dortoirs aux normes internationales.

Mais une chose est d’ores et déjà sûre c’est que moderniser les plateaux techniques et en installer des centres de soins de pointe va logiquement impulser une économie nette de factures hôtelières vertigineuses souvent négociées avec des marges de commission par certains agents publics comme dénoncés par le passé. Il revient donc à Paul Ulrich Kessany, ministre des Sports et ancien capitaine des Panthères, de porter ce plaidoyer.

En fin connaisseur des exigences du haut niveau, l’ancien Conseiller spécial du Chef de l’État est l’homme providentiel pour mener ce projet à bout de bras. Sa mission étant de faire de l’INJS le quartier général du sport d’élite. Un spécialiste du français assurait que « un athlète qui s’entraîne là où il loge, dans un cadre dédié exclusivement à la performance, est un athlète qui gagne en sérénité et en discipline. ». Paul Kessany n’a-t-il pas appelé à la culture de la performance ?

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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