Akébé-ville : l’insalubrité environnante, un mal pour les apprenants
À Libreville la question de l’insalubrité est une épine qui ne cesse de s’enfoncer dans le pied des populations et autorités. Et dans cette cacophonie, les abords des établissements sont les lieux prisés pour le dépôt d’ordures. Et le Lycée d’Akébé-ville, dans le troisième arrondissement de la ville de Libreville n’est pas exempt de cette pratique insalubre.
Sachets, bouteilles plastiques, objets métalliques, bref, les ordures ménagères sont la décoration par défaut. Les apprenants de l’établissement sont contraints de vivre avec ces ordures au péril de l’aisance du quotidien. «Ma classe est juste à côté de la poubelle donc ces odeurs nous perturbent, on n’arrive pas à bien respirer. Et on peut même tomber malade plus tard. », a expliqué un élève du Lycée d’Akébé-Ville.
À quand de l’application véritable des sanctions ?
C’est surtout l’impunité persistante des agents de la municipalité. qui interroge. Pourtant sur la clôture de l’établissement une insigne de la mairie interdit le jet d’ordures. « Pour la santé de nos enfants, il est formellement interdit de poser les ordures sur ce site.»,peut-on y lire. Seulement, devant la désobéissance des usagers, les sanctions semblent ne pas suivre. « Je pense que tout cela perdure à cause du manque de sanctions . Si on avait sanctionné au moins cinq ou six personnes, je pense que ce désordre aurait cessé depuis. »a déclaré un élève de Tle.
Entre interdits et impunité de la part de la mairie de Libreville et l’incivisme continuel des populations qui continuent de jeter les ordures, ce sont les apprenants qui paient le prix fort. Cette situation qui s’étend sur l’ensemble de la ville illustre un désengagement total ou une impuissance des autorités à faire appliquer les règles. Les sanctions et l’ensoleillement des abords des établissements sont attendus pour permettre aux élèves d’apprendre dans de meilleures conditions.









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