Décès des Gabonais à l’étranger : Sylvain Obame pour un financement partiel et forfaitaire pour le rapatriement des dépouilles

Face aux coûts prohibitifs du rapatriement des corps des Gabonais décédés à l’étranger, l’avocat au barreau de Paris Sylvain Obame soumet une proposition audacieuse : la mise en place d’un financement public partiel et forfaitaire pour soulager les familles endeuillées. Un projet à haute portée symbolique et sociale, salué dans la diaspora comme un acte de solidarité nationale.
Alors que les frais de rapatriement d’un corps peuvent dépasser les 5 000 euros, de nombreuses familles gabonaises vivant à l’étranger peinent à faire revenir leurs défunts pour un dernier adieu sur la terre natale. Une situation d’autant plus douloureuse qu’elle génère, selon les mots de Sylvain Obame, « une profonde inégalité d’accès à une sépulture digne dans notre pays ».
Un fonds public pour garantir la dignité des défunts
Concrètement, la proposition prévoit la création d’un fonds public dédié au rapatriement, dont l’aide forfaitaire irait de 1 500 à 2 500 euros par cas. Cette aide serait versée directement à la famille ou à l’organisme funéraire, sur présentation de justificatifs standards (certificat de décès, lien de filiation, devis de rapatriement). Les démarches seraient centralisées via un guichet unique dans les ambassades et consulats du Gabon.
« Il s’agit d’un dispositif clair, accessible et sans discrimination, pour répondre à un besoin humain essentiel », explique ce membre de la communauté gabonaise de France. Pour ce dernier, cette aide permettra de « restaurer le lien entre l’État et sa diaspora, même dans les moments les plus sombres de la vie ».
Un projet ancré dans la tradition et l’exemple africain
Inspirée des dispositifs en vigueur dans des pays comme le Maroc, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal, la mesure pourrait s’articuler avec le décret gabonais n°00741/PR/MEF du 31 mai 2022 relatif à l’organisation du Fonds d’aide sociale. Elle serait également complémentaire aux assurances privées et aux contributions communautaires.
Pour les Gabonais de l’étranger, cette proposition représente un geste fort. « Nous voulons pouvoir enterrer nos parents dignement chez nous, sans être humiliés par des cagnottes en ligne ou des appels à la solidarité désespérés », témoigne une Gabonaise installée en France.
En posant cette problématique sur la table, Sylvain Obame interpelle l’État sur un angle mort de sa politique envers la diaspora. Une manière de redonner sens à la devise du Gabon : Union, Travail, Justice, jusque dans l’au-delà.
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