Présidentielle 2025 : les gabonais partagés sur un débat entre les 8 candidats

L’élection présidentielle dont le premier tour aura lieu le 12 avril prochain est aussi un moment de démocratie au cours duquel les candidats confrontent leurs idées afin d’éclairer la lanterne des électeurs sur le choix crucial qu’ils auront à opérer. Dans le cadre de cette échéance, la Haute autorité de la communication (HAC) a mis en place des dispositifs permettant aux 8 candidats d’exposer sur les chaînes de télévisions et radios publiques leur vision pour le Gabon.
Fallait-il ou pas réviser le Décret n°000203/PR/MCEN du 7 août 2018 relatif à l’accès des candidats sur le service public en période électorale ? Devant le déséquilibre flagrant observé lors du premier débat télévisé de cette élection entre d’une part, les représentants du candidat Brice Clotaire Oligui Nguema, et d’autre part, ceux des 7 autres candidats, cette question a refait surface. Une disposition qui départage le temps d’antenne sur le modèle majorité / opposition, mais qui s’est avérée problématique lors de cet échange d’idées.
8 candidats en débat, les gabonais divisés
Devant un tel déséquilibre, faut-il envisager pour de tels enjeux une confrontation directe entre les candidats ? C’est la question que nous avons posée aux gabonais et certains ont jugé cette idée scène pour le débat démocratique. « Il faudrait que chacun des 8 candidats vienne défendre son projet de société afin que la population puisse choisir », a déclaré un commerçant rencontré dans la rue. Même son de cloche pour cet autre électeur encore indécis « Nous voulons voir comment chacun des candidats se défend. Pour mon cas personnel, je ne me suis pas encore déterminé », nous a-t-il indiqué.
D’autres en revanche jugent cette idée inopportune et pour cause, « Oligui est l’homme de la situation », a lancé un usager à notre micro. D’autres qui partagent la même opinion se sont montrés plus explicatifs à l’instar de Martin Ebalé que nous avons abordé au quartier Awendjé « Je suis contre le débat parce que ces opposants n’ont rien à dire. Nous préférons accorder le bénéfice du doute au président Oligui pour voir ce qu’il est à mesure de faire », nous a confié Martin. Quoi qu’il en soit, cette élection, la première sans le Parti démocratique gabonais (PDG) depuis l’instauration d’élections multipartites, promet de grandes surprises et c’est aussi cela la démocratie !
GMT TV