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Présidentielle 2025 : à Lambaréné, Marc Ulrick Malekou appelle au boycott

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À moins de deux semaines de la présidentielle du 12 avril, le climat politique s’enrichit d’une nouvelle voix discordante. Réuni le 1er avril à Lambaréné avec ses partisans, Marc Ulrick Malekou, président du mouvement « Osons pour l’Afrique », a lancé un appel sans ambages au boycott du scrutin. L’objectif ? Dénoncer ce qu’il qualifie de « mascarade électorale » orchestrée par le pouvoir de transition.

« Tout est faussé dès le départ : une Constitution taillée sur mesure, un Code électoral partial, une couverture médiatique déséquilibrée. Il n’y a ni transparence ni pluralisme dans cette élection », a-t-il fustigé. Ancien candidat déclaré, désormais aligné avec Jean Rémy Yama, Marc Ulrick Malekou voit dans cette échéance un simulacre démocratique, destiné à légitimer un pouvoir de fait incarné par Brice Clotaire Oligui Nguema.

Contestation politique et rejet du néocolonialisme

Aux côtés de figures comme Steeve Sylvain Ilhaou et Geoffroy Fifty, également anciens candidats, le journaliste reconverti en militant panafricaniste ne mâche pas ses mots. « La France a trop pillé nos ressources. Le système Bongo-PDG-CTRI est la continuité de cette spoliation », martèle-t-il devant un public acquis à sa cause. Pour ces militants, boycotter le scrutin est un acte citoyen et patriotique.

Le collectif reproche également au pouvoir de transition de n’avoir pas tenu sa promesse de restitution du pouvoir aux civils. « Le coup d’État du 30 août 2023 portait un espoir immense. Mais cet espoir s’est transformé en désillusion », déplore Steeve Sylvain Ilhaou. Il souligne que depuis 1993, les scrutins au Gabon sont entachés d’irrégularités systématiques.

Dans cette logique, l’appel lancé est clair : refuser de participer à une élection jugée illégitime. « Ce n’est pas un simple boycott, c’est un acte de résistance pacifique pour bâtir un nouveau Gabon », insiste Marc Ulrick Malekou. Un message qui, dans un contexte politique tendu, pourrait bien séduire une frange de l’électorat en quête d’alternatives radicales.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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