Pachyderme : le Gabon, 8eme pays africain avec le plus d’éléphants !

Les pachydermes continuent de symboliser la richesse faunique de l’Afrique, mais leur survie est menacée. Selon des estimations récentes pour 2025, le Botswana domine le classement des pays africains avec la plus grande population d’éléphants, comptant 131 909 individus. Dans ce classement se positionne notre pays le Gabon qui regorge 10.000 de cette espèce animale. Preuve du caractère indispensable de ces animaux pour l’écosystème naturel.
Le Gabon, classé 8e, se distingue particulièrement car il abrite principalement des éléphants de forêt. Une sous-espèce critique pour l’équilibre écologique des vastes forêts tropicales du bassin du Congo. Ces animaux ne sont pas seulement un trésor national ; ils jouent un rôle essentiel dans la préservation des écosystèmes. En effet, les éléphants de forêt sont des « jardiniers » naturels. En ce sens qu’ils dispersent les graines sur de longues distances, favorisant la régénération des arbres et maintenant la diversité végétale.
Les éléphants, ces êtres indispensables à l’humanité !
Sans les éléphants, les forêts risqueraient de se dégrader, impactant la biodiversité globale. De plus, en promouvant la croissance d’arbres à forte densité de carbone, ils contribuent à la séquestration du CO2, faisant d’eux des alliés précieux dans la lutte contre le changement climatique. Les forêts gabonaises, couvrant plus de 80 % du territoire, stockent d’énormes quantités de carbone, et la conservation des éléphants est vitale pour préserver ces « poumons verts » qui bénéficient à la planète entière.
Économiquement, les éléphants boostent le tourisme durable. Pour faire simple, le Gabon, avec ses parcs nationaux comme Loango ou Ivindo, attire des écotouristes du monde entier, générant des revenus essentiels pour les communautés locales. Une perte de cette population pourrait affaiblir l’économie verte que le pays promeut, surtout dans un contexte de diversification post-pétrole. Cependant, des défis persistent : le braconnage pour l’ivoire reste une menace majeure, malgré les efforts des autorités.
La perte d’habitat due à l’exploitation forestière et minière accentue les conflits humains-éléphants, où les pachydermes s’aventurent dans les villages, détruisant cultures et biens. Récemment, des incidents ont suscité la colère des populations, soulignant la nécessité d’une cohabitation pacifiée. Pour ces raisons, le Gabon doit redoubler de vigilance. En tant que principal bastion des éléphants de forêt en Afrique centrale. Perdre ces éléphants signifierait non seulement une catastrophe écologique, mais aussi une perte culturelle.
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