Gabon : uniformes scolaires, le gouvernement encadre la délivrance des autorisations

La Direction générale des Œuvres scolaires (DGOS) a annoncé, le 26 août 2025, une opération de normalisation dans la délivrance des autorisations de vente d’uniformes scolaires. Objectif : mettre fin à la désorganisation et garantir une meilleure transparence dans un secteur qui touche directement élèves, parents et établissements.
À quelques semaines de la rentrée scolaire, le gouvernement resserre l’étau autour d’une activité souvent marquée par l’anarchie. Dans une note de service datée du 26 août, la DGOS a fixé un cadre clair pour l’obtention d’autorisations de commercialisation d’uniformes scolaires dans les établissements primaires et secondaires.
Une procédure stricte et décentralisée
Les opérateurs économiques désireux d’accéder à ce marché doivent désormais présenter un dossier complet comprenant : une demande adressée au DGOS, une fiche d’enregistrement à l’ANPI, une quittance de l’Impôt Synthétique de Libération (ISL) en cours de validité, une pièce d’identité et les coordonnées du demandeur. À cela s’ajoutent des frais de dossier spécifiques pour chaque établissement visé.
Pour faciliter la procédure, la DGOS a décentralisé la réception des dossiers : ceux de la province de l’Estuaire seront déposés directement au siège de la DGOS, tandis que les Directions d’Académies provinciales (DAP) et les Directions de Zones académiques (DZA) accueilleront les candidatures dans les autres provinces.
Un calendrier serré et des restrictions
Le dépôt des dossiers est ouvert du 20 au 28 août 2025, avec une clôture impérative à 16h. Le dépouillement aura lieu le vendredi 29 août, suivi de la publication de la liste des opérateurs retenus. Fait notable, chaque opérateur ne pourra obtenir que deux autorisations au maximum, afin d’éviter la concentration des activités entre les mains de quelques acteurs.
Professionnaliser le secteur et protéger les familles
En lançant cette opération, les autorités entendent assainir et professionnaliser la filière des uniformes scolaires, souvent sujette à des pratiques opaques. En encadrant strictement l’activité, l’État vise à protéger les familles contre les abus, à assurer une meilleure répartition des opportunités économiques et à renforcer la conformité fiscale et administrative des opérateurs.
Si les nouvelles règles peuvent paraître contraignantes, elles traduisent une volonté affichée de mettre fin au désordre et d’instaurer une meilleure équité dans un secteur sensible. La rentrée scolaire s’annonce donc sous le signe de la régulation et de la rigueur.
GMT TV