Gabon : Lutte contre la corruption, Barro Chambrier réaffirme la tolérance zéro du gouvernement

À l’occasion de la 9e Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée ce vendredi 11 juillet 2025 à Libreville, le gouvernement gabonais, sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, a réaffirmé son engagement à éradiquer la corruption. Une tribune politique forte portée par le vice-président du gouvernement Alexandre Barro Chambrier et le ministre François Ndong Obiang.
Placé sous le thème « Promouvoir la dignité humaine dans la lutte contre la corruption », cet événement continental a réuni les plus hautes autorités de l’État gabonais dans un contexte où la bonne gouvernance est plus que jamais scrutée. À travers cette journée, le Gabon a voulu marquer un tournant dans sa politique de moralisation de la vie publique.
Tolérance zéro et coopération renforcée
Dans son allocution, Alexandre Barro Chambrier a dénoncé avec fermeté les effets délétères de la corruption sur la cohésion sociale et l’efficacité de l’État. « La tolérance zéro est désormais un principe directeur de notre action », a-t-il affirmé, saluant la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLEI) pour ses efforts dans les enquêtes en cours. Dirigée par Nestor Mbou, cette institution est aujourd’hui au cœur d’un dispositif de restauration de la crédibilité des institutions.
Pour François Ndong Obiang, ministre de la Réforme de l’État, cette journée ne devait pas se limiter à une célébration institutionnelle, mais constituer « une alerte collective face aux comportements prédateurs qui menacent l’intégrité des services publics ».
Une gouvernance en reconstruction
Depuis le 30 août 2023, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a fait de la lutte contre la corruption un axe central de son projet de société. Cette politique passe notamment par le renforcement des organes de contrôle, des audits systématiques, la moralisation des agents publics et un réarmement éthique des institutions.
Dans un climat où plusieurs affaires judiciaires secouent encore l’opinion, la participation du gouvernement à cette Journée africaine prend la forme d’un acte de rupture : celui d’un État décidé à en finir avec l’impunité. « Aucun développement n’est possible sans justice, ni équité », a martelé un membre du cabinet du vice-président sous couvert d’anonymat.
Un combat moral et générationnel
Au-delà des engagements politiques, les autorités gabonaises ont voulu rappeler que la lutte contre la corruption est aussi une exigence citoyenne et un combat générationnel. En prenant part à cette journée continentale, le Gabon rejoint les pays africains décidés à faire de la transparence un levier de transformation sociale.
Le message est clair : la Vème République ne tolérera plus les dérives du passé. Elle veut bâtir une gouvernance fondée sur la dignité humaine, la redevabilité et l’éthique publique.
GMT TV