Gabon : l’affaire HPO portée devant les autorités françaises à Libreville !

Une délégation de l’Union pour la Démocratie et l’Intégration sociale (UDIS) a été reçue par l’ambassade de France au Gabon à propos de la situation indélicate de son leader, Hervé Patrick Opiangah (HPO). Présidente intérimaire dudit parti politique, Cynthia Lays Amorissani a déploré une « machination judiciaire » non sans évoquer une procédure truffée de vices.
Près d’un mois après avoir émis une requête à l’endroit de Fabrice Mauriès, ambassadeur de France au Gabon l’UDIS, représentée par sa présidente intérimaire Cynthia Lays Amorissani, a eu l’occasion d’échanger avec les autorités consulaires dudit pays à sa résidence de Libreville. Objectif de cette rencontre, mettre à nu un « parjure » et une collusion entre la sphère politique et le domaine judiciaire.
Paris informé officiellement du cas HPO
Dans cette délégation, comprenant également Mouna Boukoko et le porte-parole Edmond Epoma Ngadi, ont saisi l’occasion qui leur a été offerte pour fournir les preuves de ce qu’elle qualifie de violation des droits fondamentaux d’HPO. L’UDIS a souligné l’impact humain et économique de ce qu’elle assimile à un acharnement sans fondement. Résultat, les entreprises d’Hervé Patrick Opiangah, employant des milliers de Gabonais, sont paralysées depuis son inculpation.
« Cette affaire dépasse le cadre politique : c’est une attaque contre des familles qui dépendent de ces structures », a martelé Edmond Epoma Ngadi, porte-parole de l’UDIS. Aussi, Cynthia Lays Amorissani a salué l’écoute de la France, « pays des droits de l’Homme ». Une démarche qui dénote de la loyauté de la base politique du leader contraint à l’exil. Pour sa part, les autorités françaises à Libreville n’ont donné aucune position et ce, en vertu de leur devoir de réserve.
Il est judicieux de préciser qu’à ce jour, les autorités publiques gabonaises n’ont pas réagi à ces accusations faites par l’UDIS. L’affaire HPO, qui mêle enjeux politiques et économiques, pourrait influencer les relations entre Libreville et Paris, traditionnellement critiques sur les questions démocratiques. Dans l’intérêt de l’union sacrée des peuples gabonais, le CTRI gagnerait à faire marche arrière et à permettre au fils de Mounana de vivre à nouveau dans son pays, en toute sécurité.
GMT TV