A La UneDerniers articlesECONOMIE

Fonction publique :  786 milliards FCFA de masse salariale pour 114 832 agents

Ecouter l'article

La Loi de finances 2025, adoptée par le Parlement de Transition et publiée dans le Journal Officiel, consacre une masse salariale de 786 milliards de FCFA pour un total de 114 832 agents répartis au sein des administrations publiques hors institutions et autorités administratives indépendantes. Si cette enveloppe vise à assurer le bon fonctionnement des services publics, elle pose néanmoins la question de la viabilité financière d’un tel engagement budgétaire.

Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires, notamment le paiement régulier des échéances auprès des partenaires financiers internationaux et les dépenses liées à l’investissement pour soutenir le développement économique du pays, la question du poids des charges salariales sur l’économie nationale reste préoccupante.

Une masse salariale aussi importante compromet les marges de manœuvre du gouvernement. En effet, alors que les infrastructures, la diversification économique et l’amélioration des services publics nécessitent des financements conséquents, l’État continue de consacrer une part significative de son budget aux primes et salaires, au risque de compromettre sa capacité d’investissement.

Une réforme nécessaire à l’issue de la présidentielle ?

Avec une fonction publique pléthorique et budgétivore, la nécessité d’un réajustement des effectifs et d’une réallocation des ressources devrait s’imposer comme un enjeu crucial de la campagne électorale. Le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), malgré sa volonté affichée de mieux structurer les finances publiques, dans les faits, la masse salariale est passée de 691 milliards FCFA sous Ali Bongo Ondimba à plus de 825 milliards FCFA sous Oligui Nguema, soit une hausse de plus de 131 milliards de FCFA entre 2023 et 2025. 

Le gouvernement qui sera formé à l’issue de la présidentielle devra trouver un équilibre entre l’efficacité administrative et l’optimisation des dépenses de fonctionnement. Il lui sera impératif de revoir la structuration des effectifs des différents ministères, des autorités administratives indépendantes et des institutions constitutionnelles, et envisager la suppression d’entités sans véritable impact sur le fonctionnement du pays.

Casimir Mapiya

« Mieux vaut une vérité qui fait mal, qu'un mensonge qui réjouit. » Proverbes berbères

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

Bouton retour en haut de la page