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Délimitation des marchés : désordre persistant à Nzeng-Ayong et Nkembo

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Libreville tente de mettre de l’ordre dans ses marchés municipaux, mais l’opération de délimitation lancée le 22 août 2025 peine à convaincre. Sur les sites pilotes de Nzeng-Ayong et Nkembo, le désordre continue de régner : trottoirs envahis, manque d’espaces et concurrence acharnée entre vendeurs, rapporte Gabonreview. Un bras de fer s’annonce entre commerçants et autorités municipales.

Une opération mal engagée. Présentée comme une mesure de réorganisation et de modernisation des marchés, l’opération de délimitation initiée par la mairie de Libreville devait permettre d’éliminer les installations anarchiques et de rétablir l’ordre. Mais une semaine après son lancement, les résultats sont loin d’être probants. À Nzeng-Ayong comme à Nkembo, les abords des rues restent saturés de vendeurs.

« Ici, c’est le désordre. Les étals sont insuffisants, alors que les activités se multiplient : cuisiniers, tailleurs, coiffeurs, débits de boissons, vendeurs de fruits et légumes. Avant de nous regrouper à l’intérieur, la mairie devrait d’abord réorganiser les espaces », a confié à Gabon Media Time Mireille Tchinga, commerçante et responsable de zone.

Les commerçants refusent de céder du terrain

La configuration particulière de certains marchés, comme celui de Nzeng-Ayong divisé en deux zones, favorise le maintien du commerce informel à l’extérieur. Attirés par la visibilité et la proximité avec les clients, nombre de commerçants refusent de se réinstaller à l’intérieur.

Une situation qui interroge sur l’efficacité réelle de la mesure municipale, d’autant que les vendeurs affirment déjà supporter une charge financière lourde. « Nous payons plus de 15 000 FCFA par mois pour nos places, mais on ne reçoit aucune aide. On nous demande d’aller à l’intérieur alors que l’espace est insuffisant », s’indigne une autre commerçante rencontrée à Nkembo.

Entre organisation et survie économique

Si la mairie insiste sur la nécessité de restaurer l’ordre et la sécurité dans les marchés, les commerçants craignent d’être pénalisés par une application stricte de la mesure. Seule contrainte respectée à ce jour : la fermeture des marchés à 18 heures, pour raisons de sécurité.

Entre volonté d’organiser la ville et impératifs de survie économique, le dilemme reste entier. La municipalité est désormais placée face à un défi majeur : comment réorganiser les espaces marchands sans précariser davantage des milliers de familles qui dépendent du commerce de rue ?

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