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Gabon: Anna Claudine Ayo Mavioga interdite de s’exprimer au nom du BDC 

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Le Conseil politique du Bloc démocratique chertien (BDC), parti politique fondé par feu Guy Christian Mavioga, en réunion le mardi 15  février dernier a catégoriquement interdit à la veuve Anna Claudine Ayo Mavioga de s’exprimer au nom de ce parti. Encore moins de le représenter à une quelconque rencontre politique. 

Les membres du conseil politique du Bloc démocratique chretien, Dieudonné Lebongo, l’un des co-fondateurs et secrétaire national à la justice, Fortuné Mfoubou Mbaki secrétaire national à la  jeunesse et au sport, porte-parole du BDC et Biyambou Pendy secrétaire national, chargé des relations extérieures, ont organisé un conseil politique le mardi 15 février dernier pour interdire publiquement à la veuve Anna Claudine Ayo Mavioga de s’exprimer au nom de ce parti, encore moins de le représenter dans une quelconque rencontre politique. 

Cette déclaration fait suite à l’audience accordée à Anna Claudine Ayo Mavioga, accompagnée de quelques membres de ce parti,  par le secrétaire général du parti démocratique gabonais (PDG), Eric Dodo Bounguendza. Les deux personnalités avaient abordé les questions liées à l’avenir du BDC  au sein de la majorité présidentielle. Sur ce, Anna Claudine Ayo Mavioga a rassuré le SG du PDG quant à l’ancrage du BDC au sein de la majorité. « Le BDC est un parti de la majorité et il le restera, car il soutient l’action du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba », avait-elle laissé entendre. 

Cette rencontre est mal interprétée par les membres du conseil politique du BDC, qui estiment que la veuve n’est pas habilitée à parler au nom du parti. Car n’étant investi d’aucun pouvoir. « Nous marquons notre étonnement face à cette forfaiture », a lancé le porte-parole du BDC Fortuné Mfoubou Mbaki. 

Poursuivant son propos, il n’a pas manqué de rappeler qu’un parti politique est régi par des textes et l’article 11 alinéa 4 des statuts du BDC qui dispose que « lorsque le secrétaire général démissionne,  ou se trouve, pour toutes raisons empêché d’exercer définitivement ses fonctions, le premier des secrétaires nationaux du bureau exécutif national assure son intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau secrétaire national exécutif dans un délai maximum de 3 mois ».

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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