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Gabon : les anciens agents administratifs du CGE en quête de justice pour le paiement de leurs droits légaux

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Si le 30 août 2023, après le coup d’Etat, le Centre gabonais des élections (CGE) avait été dissous, il a laissé derrière lui un lourd héritage pour ses anciens agents administratifs. En effet, depuis près de 29 mois, ces employés se battent pour obtenir le paiement de leurs droits légaux, une situation qu’ils jugent inacceptable et qui les plonge dans une précarité alarmante. 

C’est par la voix de leur porte parole Léon Nickson Kelieli, que le Collectif des anciens agents du CGE a tenu à faire entendre sa voix avec force, réclamant justice et dignité. Selon lui, le non-paiement des droits des anciens agents est une préoccupation « majeure, persistante et profondément humaine », insistant sur le fait que leur démarche n’est pas une quête d’opportunisme, mais une revendication légitime. 

« Elle procède au contraire d’une action constante, responsable et respectueuse des voies administratives », poursuit Kelieli, soulignant les efforts fournis pour alerter périodiquement les autorités compétentes sur leur situation difficile. Chaque 30 du mois, depuis novembre 2023, le collectif a adressé des rappels sans obtenir de réponses concrètes.

Un appel à la dignité

Le porte-parole du collectif souligne également que les anciens agents ne demandent ni faveur ni privilège. Leur revendication repose sur des droits qui leur sont acquis et notamment sur « cinq mois d’indemnités » restant dus, ainsi que deux primes spécifiques liées aux missions effectuées lors des élections générales d’août 2023. « Nous ne menons aucun combat politique. Nous revendiquons simplement des droits reconnus par l’administration, fruits d’un travail effectif accompli au service exclusif de l’État gabonais », précise Kelieli.

Au cœur de cette situation, le collectif interpelle le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), souhaitant mettre en lumière le contraste entre leur situation et celle d’autres membres de l’ancienne institution, qui semblent avoir été mieux traités. « Le silence prolongé autour de cette situation suscite une profonde incompréhension », affirme-t-il, posant ainsi la question de la justice et de l’équité dans le traitement des droits des employés publics.

Face à l’urgence de leur situation, les anciens agents du CGE appellent les autorités à agir rapidement et à respecter les engagements pris envers eux. Leur appel est un cri du cœur qui témoigne d’un besoin pressant de reconnaissance et de dignité, traits essentiels dans toute société juste et équitable. Ils attendent des réponses concrètes et un engagement sincère pour mettre fin à cette situation qui, selon eux, ternit l’image d’un pays en pleine transformation politique.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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