UOB : les retards des soutenances, un obstacle pour les diplômés en devenir
À l’Université Omar Bongo (UOB), les soutenances de mémoires subissent fréquemment des retards, ce qui empêche les étudiants de finaliser leurs parcours académiques dans les délais. Ces retards compromettent leur insertion sur le marché du travail et révèlent des lacunes dans l’organisation administrative et pédagogique de l’Université.
Les soutenances de mémoires, essentielles pour valider le diplôme, sont souvent repoussées, et génèrent une grande incertitude parmi les étudiants. En effet, cette situation les empêche de savoir quand ils pourront défendre leur travail et obtenir leur diplôme. En attendant leur soutenance, ces derniers ne peuvent pas intégrer rapidement le marché du travail. Dans un contexte où l’employabilité des jeunes est cruciale, ces retards deviennent un obstacle majeur qui menace leurs opportunités et leur avenir professionnel.
Soutenance retardée : une galère pour les étudiants de l’UOB
Les causes de ces retards sont multiples. D’une part, l’insuffisance d’encadrants dans certains départements ralentit l’avancement des mémoires. Plusieurs étudiants partagent parfois un seul encadrant, ce qui réduit le suivi nécessaire pour terminer rapidement leur travail. « Le manque de disponibilité de mon encadrant a retardé la révision de mon mémoire, ce qui a repoussé ma soutenance », a expliqué une étudiante en Master pour souligner l’impact de ces retards sur son parcours et sa capacité à respecter les délais.
Un autre facteur est la difficulté à trouver des stages académiques. En effet, pour valider leur diplôme, de nombreux étudiants doivent obtenir un stage. Cependant, l’obtention de ces stages est souvent difficile. « Sans stage, il est presque impossible de soutenir mon mémoire. La recherche de ce stage prend du temps et il est difficile d’en trouver un qui corresponde aux exigences académiques », a précisé un étudiant en Master. Cette difficulté ralentit le processus et laisse les étudiants dans une longue attente.
Quand l’administration et l’organisation font défaut
Des causes administratives et organisationnelles compliquent également la situation. Le traitement lent des dossiers, notamment pour l’approbation des sujets ou le choix des rapporteurs, crée des retards supplémentaires. « J’ai dû attendre plusieurs mois avant d’obtenir la validation de mon sujet, ce qui a retardé la rédaction de mon mémoire », a déclaré un autre étudiant. Les calendriers académiques sont souvent ignorés, et l’indisponibilité des membres du jury perturbe la planification des soutenances, plongeant les étudiants dans l’incertitude.
Face à cette situation, une réforme s’impose à l’UOB. L’université doit améliorer l’organisation des soutenances afin qu’elles se déroulent dans les délais prévus. Il est également impératif de recruter davantage d’enseignants pour alléger la charge de travail des encadrants et garantir un suivi personnalisé pour chaque étudiant. Parallèlement, l’État et les institutions universitaires doivent faciliter l’accès aux stages en établissant des partenariats avec des entreprises, ce qui permettra aux étudiants d’obtenir des stages plus facilement.
Heldy Oyono, Journaliste stagiaire










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